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Posté le 05/09/2009 à 20h00 par papyjp

L'Equipe:
Voile - Record
L'Hydroptère, monstre de vitesse
Le trimaran futuriste l'Hydroptère a battu vendredi, dans la rade d'Hyères, le record de vitesse absolue à la voile en atteignant 51,36 noeuds sur 500 mètres (95,12 km/h). Alain Thébault et son équipage composé de dix personnes ont ainsi franchi le mythique "mur du vent", c'est-à-dire les 50 noeuds. Le précédent record était détenu par le Français Alexandre Caizergues, qui avait réalisé 50,57 noeuds sur son kitesurf le 5 octobre 2008.

Bravo...

Posté le 31/01/2012 à 14h01 par Nicky

L’hydroptère s'attaque aux records océaniques, avec DCNS


L'hydroptère peut filer à plus de 90 km/h au-dessus de l'eau
(image de synthèse: DCNS)
Le groupe DCNS a officialisé ce mardi matin un nouveau partenariat dans le monde de la voile. L’hydroptère naviguera (ou volera ?) pour trois ans sous les couleurs de ce spécialiste du naval de défense.

L’hydroptère, c’est cet engin hybride de 18 mètres, capable de passer en dix secondes de 20 à 45 nœuds (37 à 83 km/h). Quand il prend de la vitesse et s’élève sur ses foils, il ne reste que 2 mètres carrés de coque mouillés. Il détient le record absolu de vitesse sur un mille nautique de 50,17 nœuds (93 km/h) depuis 2009. Le trimaran volant a été construit en 1993 sur une idée d’Alain Thébault, qui n’a eu de cesse depuis d’améliorer la fiabilité de l’appareil. « Éric Tabarly m’a dit « un jour tu traverseras l’Atlantique en moins de trois jours » raconte-t-il. Avec DCNS, on devrait avoir les moyens de nos ambitions. Objectif : « faire de cet engin de haute vitesse un 4X4 des mers », capable donc d’affronter la houle et le gros temps.

Communiquer autour d'un projet social

Les prochains défis seront : le record de traversée du Pacifique en 2013, le tour des îles britanniques en 2013 et la traversée de l’Atlantique en 2014. Luc Alphand, l’ancien champion de ski et coureur automobile, embarque dans l’aventure. Une femme et une personne en situation de handicap feront également partie de l’équipage. DCNS illustrera ainsi son programme social Les Filières du Talent, qui vise cette année à multiplier les recrutements de femmes (aujourd’hui 18 % de l’effectif DCNS) et de handicapés (4 % de l’effectif). Le programme Les Filières du talent poursuit également ses actions d 'insertion professionnelle des jeunes en difficulté et de réorientation professionnelle (2 300 stages de découverte en quatre ans, 400 contrats en alternance dont 150 traduits en recrutement).

DCNS 1 000 en vente

En 2011, le programme de sponsoring sportif avec le skipper Marc Thiercelin et Luc Alphand comme apprenti s’était soldé par un abandon dans la dernière transat Jacques Vabre. Le voilier Imoca 60 pieds DCNS 1 000, aujourd’hui à Lorient, est mis en vente.

Le programme Filières du talent (sponsoring et volet social) est chiffré à 3 millions d’euros par an pendant trois ans.

L’hydroptère subira des modifications apportées par DCNS. Il sera basé à la Seyne-sur-Mer, près de Toulon. => www.fr.dcnsgroup.com
source: www.ouest-france.fr

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Posté le 06/02/2012 à 18h50 par Nicky

Alphand sur un bateau-fusée ... Le Haut-Alpin va bientôt embarquer sur l'Hydroptère, l'engin à voile le plus rapide du monde


L'Hydroptère portera bientôt, au large des côtes provençales, les couleurs de DCNS comme ici sur ce dessin. Luc Alphand a hâte d'être à bord.
Quand on te propose d'être à bord du bateau le plus rapide du monde, tu ne peux pas refuser..."Luc Alphand n'a donc pas hésité longtemps quand Alain Thébault lui a proposé de naviguer sur l'Hydroptère, cet engin supersonique qui a été le premier à dépasser les 50 noeuds.

Porteur du projet hydroptère depuis son origine en 1985, Thébault a dit à Luc Alphand :"Tu as l'oeil, la vitesse, l'anticipation et tu sais gérer la peur. Tu peux partir avec nous." Dans quelques semaines, l'Hydroptère sera remis à l'eau à la Seyne avant de naviguer avec, à son bord, l'ancien champion de ski et pilote automobile. "Il me tarde d'y être,confie Alphand. J'ai hâte de retrouver des sensations de vitesse que j'ai déjà connues sur des descentes de ski ou sur les grandes lignes droites du circuit du Mans."

DCNS est ravi des retombées médiatiques amenées par Luc Alphand

Alphand n'en a jamais assez. Gravement blessé après une chute de moto en juin 2009, il aurait pu rester tranquillement au coin du feu dans son chalet de Serre-Chevalier. Mais après les pentes enneigées et les pistes du Dakar, il s'est lancé sur les flots, rejoignant, il y a un an, Marc Thiercelin sur le monocoque DCNS 1000, engagé dans la transat Jacques Vabre. L'opération sera un échec sportif, le bateau rentrant au port au cinquième jour de course après une panne électrique. Mais une réussite totale en termes d'apprentissage pour Luc Alphand qui a pu entamer ainsi une troisième vie sportive et parcourir plus de 13 000 milles nautiques (25 000 km) en entraînement et en régate tout au long de l'année 2011.

Ravi des retombées médiatiques amenées en grande partie par Luc Alphand, DCNS, spécialiste de l'armement naval en quête de notoriété, a donc choisi de resigner avec l'ancien skieur, qui s'embarque ainsi pour de nouvelles aventures nautiques à grande vitesse."Après le 60 pieds, je continue d'apprendre mon métier de skipper. Je passe d'un gros 4x4 à une Formule 1. Évidemment, il y a de l'appréhension. Mais je suis ravi de travailler avec Jean Le Cam, Jacques Vincent et Alain Thébault, qui a consacré toute sa vie à l'Hydroptère."

"On va bientôt tirer les premiers bords au large de Toulon, ça va être génial !"

Tout savoir

Le bateau : l'Hydroptère, le bateau-volant, a été imaginé par Éric Tabarly et Alain Thébault. Il est principalement en carbone et sa mise au point a pris plus de 20 ans. Il est devenu le bateau le plus rapide du monde en 2009, au large de Hyères en atteignant la vitesse moyenne de 50,17 noeuds (92 km) sur un mille nautique (1852 m). L'Hydroptère doit sa vitesse à ses foils, placés sous les flotteurs. Au delà de 10 noeuds, seuls 2,5 m² sont en contact avec l'eau. Longueur : 18,28 m. Largeur : 24 m. Poids : 7,5 t.

Le programme après sa mise à l'eau au printemps à La Seyne
et des réglages en Méditerranée, l'Hydroptère sera transporté par cargo jusqu'à Los Angeles pour tenter de battre cet été le record de la traversée du Pacifique (Los Angeles - Honolulu), détenu en 4 jours, 19 heures et 31 minutes par Olivier de Kersauson. En 2013, l'Hydroptère tentera le record du Tour des Iles Britanniques ainsi que celui de la distance maximale en 24 heures. En 2014, il partira à l'assaut du record de la traversée de l'Atlantique (New York - Ouessant) détenu par Pascal Bidégorry sur Banque Populaire V (3 jours, 15 heures et 25 minutes)
source: Nicolas GOYET - www.laprovence.com

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Posté le 22/04/2012 à 14h24 par Nicky

L'Hydroptère, un mutant des mers à La Ciotat


Yves Parlier, Alain Thébault, Jean Le Cam et Luc Alphand prêts pour s'envoler au-dessus des vagues de l'océan Pacifique, cet été. (photo: Dominique Leriche)
Le « bateau à voile qui vole » a quitté son port d’attache seynois pour des transformations en vue de battre le record de Kersauson. La Transpac Los Angeles - Honolulu en moins de quatre jours

Même à sec, l'animal marin a fière allure. Sur le chantier H2X de La Ciotat, on découvre L'Hydroptère en pleine mutation. Augmentation de la surface des voiles d'avant, foiler adapté aux navigations hauturières… Cap est mis sur la pulvérisation du record de la transpacifique Los Angeles - Honolulu, détenu par Olivier de Kersauson en quatre jours et dix-neuf heures.

Même l'aspect extérieur a changé. L'arrivée de DCNS comme sponsor principal pour trois ans voit la coque du trimaran se couvrir d'écailles sérigraphiées. Lors des prochains essais entre La Ciotat et La Seyne, en mai, des ailes aquatiques flotteront sur les voiles.

Un novice nommé Luc Alphand

Au fur et à mesure de la matinée, l'équipe afflue pour constater la bonne marche du chantier en cours depuis trois mois. Le virevoltant skipper Alain Thébault ouvre la marche. Suivent Jean Le Cam et Luc Alphand. L'ex-équipier d'Éric Tabarly a beau avoir la tête occupée par le futur Vendée Globe et le sportif multicarte un tout récent séjour ski au Canada, ils sont taquinés en règle par le jovial chef d'équipage. Pas de quoi décontenancer le « novice » en interview. « AvecL'Hydroptère, je migre vers quelque chose qui titille mes racines : la vitesse. Je m'attends à des sensations et une prise de risque dont je me régale », souligne Luc Alphand.

Appliqué, Yves Parlier inspecte le multicoque de l'intérieur. Cet été, ce « bateau-labo » ralliera par cargo Los Angeles, d'où il attendra les conditions propices au grand départ.

En parallèle, le développement d'un futur bateau capable de s'attaquer aux records atlantiques progresse à vitesse grand V. Nom de code : Libryd. « Trop tôt pour en parler », désamorce Alain Thébault. Les premiers bords de ce maxi-hydroptère de 900 m2, conçu pour battre les records les plus fous, sont attendus pour 2014. Il demeure, pour l'heure, au stade de la modélisation 3D.
source: Laurent Amalric - var matin

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Posté le 23/05/2012 à 00h51 par Nicky

A bord de l'Hydroptère DCNS


Plus sa vitesse augmente et plus l'Hydroptère se dresse haut sur ses dérives (foils). Une sensation grisante, cinq mètres au-dessus des flots. (photo: Dominique Leriche)
Le fabuleux bateau volant d’Alain Thébault est en phase de tests avant de s’attaquer aux plus grands records océaniques. Visite guidée lors de « runs » à 35 noeuds (65 km/h) à La Ciotat

Hydro pour l'eau (hydros, en grec) et ptère pour l'aile. Voilà pour l'étymologie qui, contrairement aux apparences, n'emprunte rien aux insectes. Trois ans après avoir fait mentir les sceptiques en s'adjugeant des records de vitesse, entre Hyères et les îles d'Or, l'Hydroptère se lance dans les traversées océaniques. Celles qui, par leur prestige, garnissent les livres d'histoire de la voile.

« Avec Éric Tabarly, on pensait à traverser l'Atlantique dès le début du projet. Le large nous a toujours motivés. Mais c'est en atteignant les 47 nœuds (87 km/h) que nous nous sommes mis en tête de cueillir le double record de vitesse absolue, même si ce n'est pas la vocation de l'Hydroptère.» Alain Thébault a l'enthousiasme débordant. Pour avoir cru mordicus,depuis 25 ans, à son projet fou de bateau volant, essuyé des tempêtes et caressé le creux des vagues, il jubile de se présenter au départ de la traversée du Pacifique (Los Angeles-Honolulu), début juillet. « Le record du Pacifique se gagne à 20 nœuds de moyenne. C'est le plus facile des records océaniques et c'est l'occasion de montrer notre technologie à l'étranger.» Suivront d'autres campagnes devant aboutir au trophée Jules-Verne, le record en équipage autour du monde.

Un sommet de technologie

Le programme sportif de l'Hydroptère correspond au partenariat conclu avec DCNS : 12 millions d'euros sur trois ans, comprenant le programme de formation « Filières du talent ». C'est à ce titre que l'ancien skieur Luc Alphand est équipier, pour parfaire sa connaissance de la navigation hauturière sur un bolide des mers. DCNS est aussi un partenaire historique puisque la coque centrale de l'Hydroptère a été fabriquée « avec 20 ans d'avance» dans les ateliers de l'industriel naval, à Lorient.

Sommet de technologie empruntant à l'aéronautique (la portance des sous-marins, les mesures utilisées sur les avions de chasse Mirage), le projet a su fédérer au fil des ans des entreprises de la trempe de Matra, Dassault, EADS, DCNS… Sept « papés », des ingénieurs retraités, ont toujours mis la main à la patte pour que le poisson volant prenne son envol.

Impressions à bord

À partir de 10 nœuds, l'élévation de l'Hydroptère sur ses foils (deux dérives en carbone déployées à 45° sous les flotteurs, une queue de baleine inversée sous la coque) est si progressive qu'elle se sent peu. Presque naturelle. Il faut se pincer pour croire qu'un bateau de 7,5 tonnes ne « contacte » l'eau que sur 2,5 m2. À cinq mètres au-dessus des flots, le feulement des ailes immergées fait reporter l'attention sur le craquement mat du carbone soumis à rude épreuve.

Jacques Vincent, coskipper, 8 tours du monde et 28 transats à son actif, anticipe la moindre rafale et transmet ses ordres. Volant en main, Alain Thébault vire pour placer l'Hydroptère au portant et bonifier la vitesse du vent. Le solent (voile d'avant) est sorti. Cap sur le bec de l'Aigle à La Ciotat, le bateau atteint 35 nœuds (65 km/h).

Et dire que ce n'était qu'une démonstration, un « promène-couillons » sans autre prétention que de respecter de strictes conditions de sécurité… En juillet, avec son équipage quatre étoiles (Alain Thébault, Jacques Vincent, Jean Le Cam, Yves Parlier, Luc Alphand) et après avoir franchi le canal de Panama à bord d'un cargo, l'Hydroptère promet beaucoup plus de sport. « Dassault disait qu'un bon bateau est aussi un beau bateau,conclut Alain Thébault.Je crois qu'avec sa couleur noire et ses écailles, l'Hydroptère n'a jamais été aussi élégant. » Ce qui ne gâche rien.
source: Sylvain MOUHOT - var matin

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Posté le 14/06/2012 à 00h42 par Yann La Seyne

L'Hydroptère DCNS de passage dans notre rade le vendredi 26 mai 2012 au soir. Quel beau bateau.....

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Posté le 14/06/2012 à 18h32 par MARYSEVB

Magnifique bateau et superbes photos.

Maryse toujours soif d'aventure!...

Posté le 09/11/2012 à 01h10 par Nicky

DCNS cesse son partenariat avec l’Hydroptère


Entre le groupe DCNS et l’Hydroptère, le partenariat financier, technique et sportif devait durer trois ans. Il n’aura tenu que dix mois. En cause : des « divergences de stratégie », explique-t-on chez le groupe naval de défense, qui vient de casser le contrat

Le voilier le plus rapide du monde se retrouve donc sans sponsor principal, alors qu’il avait fait de La Seyne-sur-mer son port d’attache depuis un an. La faute au vent, peut-être. Parti cet été aux États-Unis pour tenter de battre le record de la traversée de l’océan Pacifique, l’Hydroptère avait échoué à cause de conditions météo défavorables. Du coup, l’équipe du trimaran skippé par Alain Thébault a décidé de passer cet hiver outre-Atlantique et de retenter sa chance l’an prochain entre Los Angeles et Honolulu.

Un calendrier plus vraiment du goût de DCNS. Le groupe assure ainsi « ne pas avoir de marché aux États-Unis » et, donc, peu d’intérêt à afficher sa marque dans ce coin-ci du globe. Surtout à raison de 2 millions d’euros l’année, montant du partenariat parfois avancé par les spécialistes du dossier. De son côté, l’Hydroptère cherche donc de nouveaux partenaires, si possible américains. S’il venait à trouver rapidement, pas sûr que l’on reverrait ces prochains mois dans la rade celui que l’on surnomme aussi « l’oiseau des mers ».
source: Ma.D. - var matin

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