Imprimer cette page Fermer cette fenêtre
Posté le 12/11/2008 à 13h07 par claude Lagier
Moi non plus , je n'ai rien oublié..
La preuve :
Ce modeste travail, issu d’une thèse soutenue le 26 mars 2007 à Bordeaux, n’est pas le résultat d’un cheminement solitaire. Il a bénéficié de nombreux apports culturels et techniques, de concours amicaux et d’encouragements et a scellé, définitivement, de nombreuses et belles relations.
Il serait vain de recenser ici, le grand nombre de personnes, obscurs inconnus hélas trop vite oubliés et grands spécialistes ou professeurs d’Universités, ayant participé peu ou prou à ce travail.
Celui-ci est né, très certainement et sans m’en soucier, sur les quais des Chantiers Navals de La Seyne sur Mer. Jeune ouvrier, j’assistais au départ des navires aux noms évocateurs de contrées lointaines…. Et je fis moi aussi, d’une certaine manière, mon serment du Père Lachaise..
Puis La Réunion m’a accueilli avec ses personnalités hors du commun. René Robert et Michel Séraphine sont de ceux-là. Le premier s’est attaché, non sans mal, à m’inculquer la rigueur intellectuelle que le second, par son dynamisme politique et son optimisme sans faille, a mis au diapason des difficiles réalités économiques. Qu’ils en soient tous deux remerciés.
L’université de La Réunion, creuset de ce travail, m’a également apporté beacoup de satisfaction. J’ai pu ainsi compter sur des soutiens de qualité. Je suis infiniment redevable à, Henri Godart, François Taglioni, Gislain Soubadou, Bertrand Avice et tant d’autres…sans oublier Bernard Rémy, cartographe talentueux.
A Madagascar (Cdt E. Rambelontsalama) à Maurice (K. Poonosamy) en Afrique du Sud, en Namibie, en Oman, au Liban (M. Kurban), à la Réunion (Michel Séraphine, Bruno Davidsen, Alain Gaudin et Eic Kerverdro) en France (Marseille et Le Havre), j’ai bénéficié de nombreux concours pour sonder la complexité du transport maritime et sa relation avec les espaces insulaires et j’ai plaisir à remercier l’ensemble des sociétés et organismes para-publics ou gouvernementaux dont Port Réunion/CCIR, la Mairie du Port, la Mauritius Port authority (MPA), le Board of Investment (BOI), Mer Austral, CMA-CGM, Delmas, SPA Toamasina, la COMESA, la SADC, la TARC, les Douanes de La Réunion, Salalah Port services (SPS-Oman) l’Association des Messageries Maritimes, l’AIVP et de nombreuses publications comme FTW (RSA) le JIR, Var Matin, l’Express de Maurice, le Journal de la Marine Marchande…
A Richard Descoings (ENA) Conseil d’Etat et Directeur de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, Alexandre de Juniac (Polytechnique et ENA) Conseil d’Etat et SVP Air Systems/THALES, Marianne Laigneau, (ENA) Conseil d’Etat et Secrétaire Générale de EDF, Arnaud Strasser (ENA) et haut fonctionnaire au Ministére des Finances pour l’année 1990.
Aux apprentis et ouvriers des Chantiers Navals de La Seyne sur Mer, qu’ils sachent bien que je n’ai rien oublié…
Pour finir, je remercie Catherine, Guillaume et Alexandre, qu’ils sachent bien que sans eux, rien ne serait possible.
(remerciements lors de la soutenance de ma thése en 2007)
claude
Posté le 12/11/2008 à 15h54 par lolo
loulouDesLilas a écrit : En parlant d'images d'époque, j'ai mixé des images de 1907, donc des vieilles, avec une musqiue faite par des jeunes..
Ca donne ca :Chantiers de La Seyne en 1907
visible également en petit format à :
Le meme sur Daylimotion
Un bel effort de montage de ma part faut le dire !!!!!
Et une superbe chanson de cedric et sebastien, deux petits seynois qui font de la bonne musique, faut le dire aussi !!
Alors, dites le !!
merci pour ces souvenirs et merci a tous ceux qui y ont travaillés
lolo
Posté le 12/11/2008 à 16h36 par Giovannetti Henri
A CLAUDE LAGIER. Mais je ne comprends pas bien, c'est TOI qui a sutenu cete thèse ????
Posté le 12/11/2008 à 20h49 par claude Lagier

oui, c'est moi...
Et maintenant faudrait voir a m'appeler docteur !! non mais !
claude
Posté le 12/11/2008 à 21h02 par claude Lagier
re Henri..
En fait tout a été assez simple. En 1988 alors que je suis au CNIM (Brégaillon) car j'étais passé a la nouvelle société (je faisais a cet époque partie du MIT ou DIT je sais plus..)
bon cette nouvelle société ne me plaisait pas trop de pretentieux, de cadres avec la cravates.. en fait bcp d'incompétent et pas de camaraderie.
j'ai ontenu un FORECIF, j'ai repris mes études (alors que je n'avais qu'un CAP de chaudronnerie) et fait IEP de Grenoble et Sciences Po Paris, j'ai été admis a l'IRA de Bastia, nommé attaché d'administration, détaché ATER à l'université de la Réunion et là je vais enseigner pendant 6 ans la géographie, en même temps je prépare une thése que j'ai passé en 2007.
Voilà, rien de bien extraordinaire (y pire surtout l'année 1991)
Aux chantiers, aprés l'apprentissage, j'ai été charpentier tôlier à la cale 5 (avec Aigroz et un autre ..un enfoiré dont je ne me souviens plus du nom) puis l'atelier ? ou se fabriquait les blocs, ensuite je suis parti (enfin viré..) à la manutention (équipe titan 17 je crois) puis je me retrouve aux mouisséques (poches de coulées) a bord quelques temps plus tard , montage des couches invar dans les cuves, atelier 12 et pour finir traçage des corniers pour les porte conteneurs. Là je passe le CAP de dessin et me retrouve au BE turbine (DIT)
salut Henri et toi ?
claude
Posté le 13/11/2008 à 10h23 par Giovannetti Henri
Mais c'est SUPER Docteur !!!!!!. Comme on peut voir, on a "fait" de tout au chantou, des "broques" des voyous, des rimailleurs et aussi des docteurs.
Bravo à toi en tout cas pour ton travail et ta persévérence.
Posté le 13/11/2008 à 10h40 par claude Lagier
salut Henri..
Bah !! je ne peux même pas signer une ordonnance ! alors inutile de me demander des aspirines !!
merci en tout cas Henri.
Tu sais, j'ai bcp de nostalgie de cette période. Nous avons souffert car je considére que la construction navale est un des secteur les plus difficile qui soit. Beaucoup se souviennent des petits matins ou l'on entrait dans des trous parfois en rampant pour "faire venir " les tôles. Notre armement : une pince a souder, un chalumeau, un marteau, des coins.. du materiel lourd, un espace restreint ou nous "bouffions" de la fumée (nous n'avions pas les aspirateurs de fumée comme les soudeurs) et puis il fallait découper, souder des taquets, mettre des coins, parfois, pour faire venir le plafond, nous avions le pull-lift.. rien qu'a trimballer tout ce materiel.. nous étions déja crevé. Je crois que le bord reste le plus difficile. Je me souviens des chalumistes qui découpaient des tôles sur le pont, a l'entrée des cuves.. Et nous, au fond des cales ou des cuves, nous entendions les morceaux de ferrailles tombaient en ricochant sur les tubes des échaffaudages...Même avec le casque, instinctivement, nous rentrions la tête...
bonne journée a tous...
claude
Posté le 13/11/2008 à 11h42 par Giovannetti Henri
J'étais durant les dernières années affecté au service Peinture où on devait faire appliquer la spécification établie par le BE et l'armateur.
Beaucoup penseront que celà était secondaire mais ils font erreur.
La peinture des capacités (ballasts) était un énorme chiffre dans le prix du bateau et on était chargé d'en assurer le suivi et la qualité.
La préparation avant peinture, son application, le relevé des températures et des épaisseurs.
Le travail était sous traité à des entreprises et le chantier avait formé des contrôleurs pour suivre les travaux car l'armateur était d'une grande sévérité.
Je vous dis pas ces moments où il fallait crapahuter dans ces ballasts et passer dans les trous d'homme tout les deux mètres.
Lors de la visite finale, avant mise à l'eau, on chargeait un ouvrier étancheur de fermer la tape derrière nous et on descendait pour la visite définitive. Cet étancheur nous attendait à notre sortie par une autre tape et il fermait définitivement le ballast. C'était fini.
Un drame évité.
Un jour, lors d'une visite et fermeture définitive, qu'elle ne fut pas notre surprise de trouver un gars qui s'était planqué là pour dormir.
C'était un ouvrier d'une entreprise sous traitante qui ne devait prendre son travail que l'après midi et comme il habitait loin, il n'était pas retourné à son domicile.
Je me demande ce qui serait arrivé de ce pauvre homme si nous n'avions pas fait correctement notre travail.
Peut être aurait t-on trouvé son cadavre 20 ans plus tard lors de la démolition du navire mais quelle chance il aurait eu ce bonhomme de faire le tour de monde GRATIS.
Quand je vous dis qu'il y en a qui ont de la chance!!!!!!!! ![]()
Posté le 13/11/2008 à 12h20 par claude Lagier
salut Henri
salut a tous..
cette entreprise, la SAMIC.., c'était quelque chose...
Moi, je voyais les contrôleurs, j'avais l'impression qu'ils avaient des petits instruments qu'ils apposaient sur la peinture, peut-etre cet instrument devait-il donner l'epaisseur de la couche ?
Ces pêintures étaient de véritables poison.
Te souviens tu des deux peintres qui "vivaient" en dessous d'une câle ? ils ne travaillaient que pour les batiments ? J'ai bien copain car j'avais travaillé un peu pour eux. Un jour, jeune marié, je leur demande s'il n'ont pas un peu de peinture blanche ? pas de pb, tu vas là-bas, un soir et tu verrais il y a de gros pots.. (je sais c'est du vol !!) un soir avec ma mobylette, je file a l'endroit convenu, je repére les pots , j'en prends un et file chez moi. mais, si le pot avait un couvercle blanc, c'était de la peinture grise ...
Ce que j'aimais c'était les chefs d'équipe de la SAMIC, il y avait un sarde ! une véritable terreur
Pour en revenir à la peinture, comme tu le dit, c'était bien une des phases trés importantes de la construction
claude
Posté le 13/11/2008 à 13h02 par Giovannetti Henri
Citation :texte
