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Posté le 31/08/2011 à 17h20 par 19381938

Autre histoire au quartier Barban.

Je peux revendiquer le titre de blessé de guerre, voilà pourquoi.

Minot, ce devait être en 1948 en faisant le '"couillon" j'ai voulu grimper à un pin, or ce pin avait été cerclé à une hauteur de 3 mètre d'environ d'un cerclage de fil barbelé fait certainement par les soldats allemands ou italiens.

J'ai franchi ce premier écueil mais c'est en redescendant que le drame est arrivé. Me souvenant plus de ce barbelé je me suis laissé glisser rapidement et alors...une profonde estafilade au genou gauche qui m'a empêché d'aller à l'école plusieurs jours.

Je garde toujours cette cicatrice au genou gauche.

Aujourd'hui, le pin a grossi (moi aussi) mais l'on devine toujours la marque du barbelé à l'intérieur du tronc.

Posté le 04/09/2011 à 10h48 par 19381938

Boulevard du 4 SEPTEMBRE

Nous sommes aujourd'hui le 4 septembre, jour de la proclamation de la IIIème République en 1870.

Chercher dans vos souvenirs, c'est trop long à expliquer

A La Seyne nous avons un boulevard du 4 septembre.

Posté le 08/09/2011 à 18h39 par 19381938

MES HISTOIRES. Suite

Apprenti à l'école des chantiers, après la première année ou tu tournais dans les trois métiers ( Menuiserie, Ajustage, Chaudronnerie) les professeurs te dirigeaient pour les deux années suivantes avant le CAP dans le métier définitif.

J'avais choisi Ajusteur mais nous étions beaucoup en concurrence, les profs me dirigèrent sur la section tournage.

"Tu seras tourneur mon enfant!!! Oh!!! que nenni répondis-je, mon frère qui est tourneur aux turbines se pplaint toujours e dit que c'est un métier d'esclave, toute la journée, sans bouger de la machine."

J'ai choisi un métier qui ressemblait un tout petit peu à celui d'ajusteur, je serais Ajusteur-Serrurier et je ne le regrette pas, je m'en félicite même.


A suivre

Posté le 08/09/2011 à 20h20 par 19381938

Je n'avais pas encore 18 ans lorsque j'ai eu le CAP et l'on me mit pour parfaire le métier avec un maitre ouvrier, un vieux de la vieille mais et un trés brave homme.
Dans ce grand atelier de la Serrurerie c'est incroyable les machines qu'il y avait. Machines d'un autre siècle avec de longues courroies qui actionnaient diverses machines, la plupart vieilles de cent ans au moins.
Dans le fond de l'immense hangar se trouvaient les forgerons et leus immenses marteaux pilons qui étaient actionnés par des as de la commande.
Le forgeron et l'ouvrier préposé à la commande formaient une équipe trés soudée, tout se passait en gestes et clins d'oeils.

Cette image m'a marqué, ces hommes qui recevaient une mêche de gouvernail rougie au four et la façonnait pour la rendre exploitable au plus juste aux mécaniciens.

J'ai connu un ouvrier au marteau pilon qui réussissait à enfoncer le bouchon d'une bouteille sans la casser. Quelle adresse.

A suivre

Posté le 08/09/2011 à 21h01 par m

cher gambi, je partage votre amour de la belle ouvrage et du monde ouvrier même si vos propos sur les gens du voyage m'ont heurtée

Posté le 08/09/2011 à 22h17 par riri


S'agirait-il de cette machine?

Regretter le passé, c'est courir aprés le vent.

Posté le 09/09/2011 à 10h47 par 19381938

Je ne rappelle plus de cette machine mais ce n'est pas impossible que ce soit une de celles là.

Celle là devait être à l'atelier de poinçonnage

Posté le 09/09/2011 à 17h08 par 19381938

Suite de mon histoire à l'atelier serrurerie.

Comme je l'ai dit auparavant j'ai été versé à l'atelier Serrurerie après mon CAP.

Nous étions 4 nouveaux et les anciens et chefs ouvriers firent un choix pour savoir qui travaillerait pour eux.
Je fus choisi par un monsieur qui m'entraina aussitôt devant son établi ou il commença à me faire la leçon.

"Petit, tu es ici pour apprendre encore et tu n'es pas là pour faire le couillon. Il y a dans l'atelie une bande de déconneurs et je ne veux pas que tu les fréquente" !!!!!!!

Je compris quelques temps après....moi je faisais le boulot et lui, toute la journée il se faisait des "bricoles" c'est à dire des trucs pour lui, des gadgets, il s'est même fabriqué un moulinet de pêche. C'est qu'il était trés adroit Mr G......

1 heure avant la débauchée il fallait que lui remplisse sa "gamate" d'eau que je devais réchauffer au chalumeu. Tous les vieux faisaient ça, ils ne passaient pas au vestiaire pour la douche, il se lavaient les mains se passaient de l'eau su r la figure et ils attendaient la sonnerie du sifflet.

Nous, les jeunes nous allions au vestiaire pour nous doucher et là, c''était des cris et de la "déconnade".

Posté le 09/09/2011 à 18h40 par 19381938

Atelier Serrurerie (suite et fin)

Je suis resté environ un an dans cet atelier, après je fus muté enfin, à l'atelier des turbines.

A cette époque nous étions payé à la quinzaine et à chacun de ces jours nous étions muni d'un jeton spécial que l'on appelait le "marron". Avec ce marron donc, nous nous présentions en file indienne devant le guichet de la vieille secrétaire pour toucher le petit salaire.

C'est dans cet atelier que je connus pour la première fois notre ami Lucien qui aura pas mal de choses à ajouter.

A toi Lulu.

Posté le 14/09/2011 à 20h52 par 19381938

Les années du tram