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Posté le 29/10/2009 à 02h38 par Nicky
Colère des commerçants après plusieurs cambriolages

Le maire, plusieurs adjoints et le chef de la police municipale ont rencontré une délégation de commerçants, hier à l'hôtel de ville. Marc Vuillemot pointe la baisse des effectifs de la police nationale. (Agrandir l'Image - cliquez ici)
Depuis le 10 octobre, le centre-ville subit une série de cambriolages. Les commerçants demandent une surveillance renforcée, avant Noël et toute l'année.
Le braquage d'une bijouterie mardi soir (1) n'a fait qu'aggraver le malaise. Depuis le 10 octobre, le centre-ville a compté cinq cambriolages ou tentatives de cambriolages chez quatre commerçants. Les butins sont parfois dérisoires, les dégâts se comptent en milliers d'euros. Ces agressions, nocturnes et rapides, rappellent qu'avant les fêtes de Noël, les commerces de proximité sont pris pour cible. Dans toutes les villes françaises.
Une bande sévit-elle dans le centre -ville ? Certains le pensent et sont même persuadés qu'il s'agit d'une délinquance de proximité.
Série noire
Début de la série noire le 10 octobre. La grille du restaurant de Ralph Eucher est forcée. Un poteau en fer « a été lancé pour exploser la vitrine. Ils sont restés " trois secondes ", le temps de prendre la caisse et un ordinateur ». Il était 2 h 30 du matin, une passante a alerté la police.
Le 16 octobre, le coiffeur à 30 mètres de là, rue Lagane, est pris pour cible. « La police municipale nous a appelés au petit matin, j'ai retrouvé la porte en miette », témoigne Eddy Quittanson. « Ils ont pété une vitre à 500 euros pour 50 euros de fond de caisse ».
La même nuit, toujours dans le centre, la vitrine de l'opticienne Hélène Jayez résistera à neuf coups de poteau de fer. « Ils s'en servent comme bélier, mais les vitres blindées ont joué leur rôle ». Aucun préjudice ? La réparation de la vitre fendue coûtera « 4 000 euros ». Une paille. « Ce qui me perturbe, c'est l'incivisme : personne n'a rien entendu, personne n'a téléphoné aux policiers ».
Retour dans la rue Lagane, une semaine plus tard. Malki Ramdane quitte son restaurant à 23 h. Moins d'une heure plus tard, « la serrure était démontée, la porte forcée par 18 impacts de pied-de-biche. La caisse enregistreuse a disparu, l'écran plasma, près de 20 kg de viande crue. 9 000 euros de préjudice. L'alarme s'est déclenchée, mais le temps que tout le monde arrive, ils avaient déjà agi ». Le comble, c'est la visite retour, trois jours plus tard, « pour des bouteilles d'alcool. La Bac (2) était dans les parages, mais les malfaiteurs se sont volatilisés ».
Son employée Majdeline El Rhazzal est troublée par le braquage de la bijouterie, « le plus grave, c'est qu'ils viennent aussi quand le commerçant est là ».
Moins de policiers nationaux
Hier en fin d'après-midi, une délégation d'une douzaine de commerçants a rencontré le premier magistrat, plusieurs adjoints et le nouveau chef de la police municipale, en mairie.
« J'exprime notre solidarité par rapport à ce qu'a vécu l'un d'entre vous », a déclaré le maire en préambule. Marc Vuillemot avait rencontré le commissaire de La Seyne quelques heures auparavant. Sur le braquage, « il s'agirait d'agresseurs d'un niveau de professionnalisme peu habituel ». Rien à voir a priori avec la série de cambriolages.
Selon le maire, « un dispositif particulier de policiers nationaux à pied » va être mis en place, « sans effectifs supplémentaires ». Puis le maire insistait : « la sécurité, ça relève de la compétence de l'État, pas de la ville ».
Hélas, le nombre de policiers nationaux est à la baisse, « de 10 % à La Seyne ». Le maire a écrit au préfet pour s'en plaindre, sans obtenir de réponse.
Certains commerçants estiment que la sécurité a baissé dans le centre. Et que la police municipale, qui verbaliserait moins, serait aussi moins présente.
D'autres commerçants réfutent cette thèse. Pour eux, les policiers sont bien là, font des rondes, mais ne peuvent être partout.
« Il y a un mois, j'avais informé la police municipale d'une recrudescence de vols ou de tentatives de vols », précise Christophe Chabert de l'association de commerçants Vitrines seynoises. « Ce qu'on réclame, c'est de la présence ».
Mais pour la police municipale, le maire en a convenu, « ce qu'on fera, ce sera à moyens constants ».
1. Un Braquage à Main armée sur une Bijouterie Place Perrin- cliquez ici
2. Brigade anti-criminalité de la police nationale
source: Sonia Bonnin - var matin
...cordialement...Nicky...
Posté le 29/10/2009 à 07h54 par Nicky
Vidéo : M. le Maire a convié les Commerçants suite au braquage de la Bijouterie

...cordialement...Nicky...

