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Posté le 07/12/2009 à 00h32 par Nicky
Succès citadin pour l'agriculture paysanne

Photo : RPM
Tous les vendredis soirs, à l'espace Jean-Baptiste Coste, l'Amap distribue les paniers de légumes aux familles préalablement inscrites.
Tous les vendredis soirs, à partir de 17 h 45, la cour de l'espace municipal Jean-Baptiste-Coste prend des allures de marché. Des cagettes de légumes sont empilées au sol. Juste à côté, une table a été dressée où l'on propose aussi des oeufs. Georgette Pierre, trésorière de l'Amap (Association pour le maintien d'une agriculture paysanne), s'active pour accueillir les familles qui viennent se ravitailler en produits frais et bio.
C'est ainsi chaque semaine depuis le 6 novembre : 40 paniers sont préparés et distribués aux 50 familles préalablement inscrites.
Produits locaux en bio
Créée il y a un, l'association est restée plusieurs mois en sommeil avant de rejoindre le réseau Alliance Provence, qui fédère les Amap et les met en relation avec des producteurs.
« Il nous a fallu un certain temps avant de trouver suffisamment d'agriculteurs et de producteurs pour nous lancer, surtout que nous ne faisons que du bio. On devait aussi trouver les premières familles pour commencer », explique Nadine Batie, la présidente.
C'est désormais chose faite. L'association travaille avec plusieurs producteurs locaux : les légumes de saison viennent du Castellet, les oeufs de Hyères, le fromage de brebis de Sillans-la-Cascade, la farine, les lentilles et les pois chiches de Bras, les kiwis et les citrons de Hyères.
Pour les légumes, deux types de paniers sont proposés : celui à 22 euros par semaine pour 4 personnes, et l'autre à 12 euros pour deux personnes.
Le succès est au rendez-vous. La preuve : l'Amap de La Seyne tourne déjà à plein régime et les nouvelles inscriptions sont placées sur liste d'attente...
Si de plus en plus de personnes intègrent ce système d'économie solidaire, c'est qu'ils sont rassurés sur l'origine et la traçabilité des produits, étant en lien direct avec le producteur.
Les différentes crises alimentaires (vache folle, grippe aviaire) mais aussi la prise de conscience de l'opinion publique sur la nocivité des pesticides ont aussi joué un grand rôle. Désormais, beaucoup de consommateurs veulent savoir ce qu'ils ont dans l'assiette... quitte à payer un peu plus cher.
Un revenu décent pour le paysan
Pour le paysan, l'Amap est une chaîne de solidarité qui lui permet d'assurer un revenu fixe et décent. Le principe est, en effet, de régler en début de saison les paniers fournis une fois par semaine.
« Lors de l'inscription, les familles donnent six chèques correspondant au montant mensuel des paniers. Le paysan en débite un par mois », explique Rodolf Moudat, producteur de fruits et légumes installé au Castellet. Lui est en pleine reconversion bio, et a contacté Alliance Provence qui l'a « branché » avec l'Amap de La Seyne. Il travaille également avec deux autres Amap, à Saint-Cyr et La Ciotat.
Après s'être « tué » quelque temps aux marchés, Rodolf Moudat a trouvé une façon de travailler qui lui permet « d'être bien financièrement ».
Surtout, « c'est le côté solidaire et humain qui est intéressant. Les gens savent que si la saison a été mauvaise, les paniers seront un peu moins garnis. Mais dès que ça va mieux, on leur gonfle les cagettes », précise-t-il.
Bref, tout le monde y trouve son compte.
Savoir +
E-mail : amaplaseynesurmer@hotmail.fr
source: Marielle Valmalette - var matin
...cordialement...Nicky...

