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Posté le 03/01/2010 à 02h42 par Nicky
Bus : les infractions dans la ligne de mire

La présence de la police nationale aux côtés des contrôleurs très solidaires dans l'accomplissement de leurs missions rassure les usagers. : Photo Dominique Leriche
« Je n'ai pas les moyens d'acheter le ticket », lâche ce jeune Seynois à sa descente de bus de la ligne 8 à l'arrêt Noël-Blache. « De toute façon, je n'en ai pas envie », renchérit son camarade. « Un aller-retour Toulon-La Seyne nous revient à 2,80 euros. Si j'ai des sous, je préfère faire autre chose comme prendre un café ou aller acheter des baguettes de pain...», commente-t-il en souriant, légèrement dépité à la vue de l'amende de trente-huit euros dressée par le contrôleur du réseau Mistral. L'un des trois contrevenants d'ajouter, quelque peu provocateur, à quelques mètres des uniformes : « les fonctionnaires de police feraient mieux de s'occuper des trafics de drogue que d'être là pour nous verbaliser dans les transports en commun ! »
Treize PV sur cinquante voyageurs contrôlés
On s'en doute : l'opération de sécurisation du réseau urbain réalisée, hier après-midi, dans le centre-ville de La Seyne-sur-Mer et à Toulon sur les lignes 8 et 18, a laissé un léger goût amer chez les contrevenants. Ces derniers sont descendus avec un PV de 42,50 euros justifié par le défaut du titre de transport. Ils avaient toutefois la possibilité de s'acquitter immédiatement de l'amende minorée d'un montant de 29 euros. Pas moins de treize PV sur la cinquantaine de voyageurs contrôlés dans ce bus en heure de pointe : le lot quotidien de ces agents, dressant environ 25 000 procès-verbaux toutes infractions confondues.
La présence de cinq fonctionnaires de police du service de sécurité de proximité assistant les cinq contrôleurs dans leur mission de vérification des titres de transport est susceptible de rassurer les voyageurs.
« Ces opérations ponctuelles mais répétitives tout au long de l'année - Ndlr l'été, les zones de plage sont privilégiées -, ont un double objectif : montrer à la population notre présence et assister les agents du réseau Mistral dans leur mission de contrôle », explique le major Michel Cosmano, adjoint au capitaine Blanc, chef de division centre. Une présence discrète mais efficace « sans impressionner ni gêner le travail des contrôleurs » qui permet, si besoin, de procéder à la vérification de l'identité d'un contrevenant récalcitrant. « Ils acceptent en général plus facilement d'être questionnés par un fonctionnaire de police que par les contrôleurs », observe le major Cosmano.
Cette présence permet, ainsi, de réduire les ardeurs de certains à multiplier les outrages à agent du réseau en charge de la mission de service public. Cela peut se traduire devant un tribunal « très vigilant sur ces dépôts de plainte », précise Jean-Yves Yves Mornave, responsable sécurité fraude et prévention du réseau Mistral. « En présence de la police, le regard est différent. L'uniforme, ça impressionne et ça excite, aussi, un peu », commente ce contrôleur.
Il ne s'agit pas de stigmatiser les lignes 8 et 18 desservant La Seyne-sur-Mer, et notamment la cité Berthe. « Il n'y a pas plus de problèmes ici qu'ailleurs. Mais en cette période de fête, les déplacements ouest-est sont particulièrement importants », justifie, ainsi, Jean-Yves Mornave. « Sur ces lignes, nous avons souvent des bandes de jeunes qui chahutent. La présence de la police peut rassurer notamment des personnes âgées. Le but est de laisser agir les contrôleurs et d'éviter ce phénomène de masse », explique Gérard Salvadori, adjoint au commissaire Buil, responsable du service de sécurité de proximité.
source: Catherine Pontone - var matin
...cordialement...Nicky...

