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Posté le 09/06/2010 à 04h06 par Nicky

A Fabrégas, des riverains veulent fermer l'accès d'un chemin privé


Une cinquantaine de riverains du quartier envisage de faire installer des bornes à l'entrée du chemin du Baou Rouge pour interdire la circulation aux automobilistes. photo: ANDRE DUPEYROUX
Excédés par le stationnement sauvage le long du chemin du Baou Rouge et des Crêtes, les habitants veulent interdire la circulation automobile.

Les beaux jours arrivent, le ballet des voitures stationnées le long du chemin Baou Rouge et en haut des Crêtes, sur le massif de Fabrégas, reprend. Une cinquantaine d'habitants sont excédés.

« Les gens se garent n'importe où ! Ils empêchent les voitures de se croiser », s'agace un riverain. « L'année dernière, j'ai compté 62 voitures stationnées. J'ai appelé plusieurs fois la police municipale. Elle ne se déplace que quand il y a un risque incendie... Leur réponse : c'est un chemin privé, on n'intervient pas », reprend Dominique Copier, ancien président du syndic du quartier.

Risque incendie

Le noeud du problème est là. « Le chemin appartenait à la famille Oirie-Jobert, qui possédait le massif de Fabrégas, il y a un siècle. Elle a vendu les terrains, les nouveaux propriétaires ont une servitude de passage sur la voie. Celle-ci avait vocation à être municipalisée. Mais les municipalités successives ne l'ont jamais voulu (1). Pour nous, ce serait la solution idéale », précise Charles André, un riverain.

Malgré tout, le chemin est resté ouvert à la circulation automobile et piétonne. En contrepartie, les riverains bénéficient du ramassage des ordures ménagères et de l'éclairage public.

Daniel Viglietti, propriétaire du restaurant à l'entrée du chemin, craint surtout les incendies : « Toutes ces voitures l'été, c'est une vraie poudrière ! », s'exclame-t-il. « Et les pompiers ne peuvent pas passer », souffle un autre habitant. « C'est à nous de trouver des solutions », renchérit Daniel Viglietti.

Bornes électroniques

Il a proposé, lors d'une réunion organisée samedi dernier dans son restaurant, de mettre en place dos-d'âne et chicanes afin de dissuader les automobilistes, ainsi que des blocs de pierre le long de la route pour empêcher le stationnement. Le tout agrémenté de panneaux « circulation interdite » ou « danger : risque incendie ».

Une majorité de riverains est favorable à une solution plus radicale. Pour Charles André, il faut « fermer l'accès du chemin par des plots électroniques. L'accès resterait ouvert aux piétons ». Selon Christophe, un habitant du Baou Rouge qui s'est déjà renseigné auprès d'une entreprise locale, les travaux pourraient coûter 10 000 euros.

Certains ont quelques inquiétudes, notamment sur la continuité du service des ordures ménagères. « Ce n'est pas un souci. Je connais bien les gars, on peut trouver un moyen de s'entendre », intervient Daniel Viglietti. Une commission de sept personnes se réunit aujourd'hui pour affiner le projet. Il sera de nouveau présenté à l'ensemble des riverains quelques jours après. Par ailleurs, les habitants devraient relancer un syndic de copropriété sous la forme d'une Association syndicale libre (ASL). Celle-ci existait encore jusqu'en 2009, mais elle avait été dissoute après 30 ans d'existence (2).

1. Selon Dominique Copier, la Ville avait accepté en 1972 de passer le chemin en voie communale mais la préfecture avait rejeté la décision. En 2005, Arthur Paecht a pris un arrêté interdisant la circulation publique sur le chemin. Dominique Copier a attaqué cette décision au tribunal administratif. Celui-ci a rejeté la demande de Dominique Copier de rendre communal le chemin.
2. Les statuts de l'ASL prévoyaient son extinction au bout de 30 ans, c'est-à-dire en 2009.
source: Marielle Valmalette -var matin

...cordialement...Nicky...

Posté le 09/06/2010 à 18h50 par oseille

j'adore, en ce qui concerne le ramassage des ordures

"ce n'est pas un souci. je connais bien les gars, on peut trouver un moyen de s'entendre"

et comment ?
jusqu'à quand ? (ils prennent la retraite aussi les éboueurs- que fera la relève?)
très révélateur d'un certain fonctionnement

j'oubliais, combien ?