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Posté le 21/01/2011 à 11h47 par Nicky
Exercice de persuasion autour de la maternité

Aucun signe de protestation contre le projet de déplacement de la maternité seynoise, lors de la cérémonie de voeux à l'hôpital Georges Sand, mercredi midi. Pourtant, la direction de l'hôpital n'a pas pu annoncer de calendrier précis pour 2011. photo: Dominique Leriche
hôpital Ambiance consensuelle lors des voeux aux personnels, à George-Sand. La direction veut prendre le temps d'expliquer son projet aux élus de l'ouest-Var.
En blouse blanche ou bleu de travail, une large part des personnels est venue mercredi écouter le directeur de l'hôpital pour les voeux de bonne année. À Georges-Sand, 2011 sera synonyme de bouleversements : l'ouverture du nouvel hôpital Sainte-Musse à Toulon entraînera le départ de plusieurs services seynois.
En haut de la hiérarchie, Michel Perrot fait passer un message à ses équipes : l'hôpital de La Seyne a de l'avenir. Si « Toulon a vocation à devenir l'hôpital de référence », La Seyne « sera un hôpital avancé sur l'ouest de l'agglomération. Deux nouvelles unités y seront créées, qui n'existent pas dans le Var : une unité de soins palliatifs et une unité addictologie ».
« On verra au fur et à mesure »
Autour de la galette des Rois, le discours est consensuel. Beaucoup se posent des questions sur le déménagement, mais leur patron n'en dira pas un mot. « On va nous interroger pour savoir qui est prêt à partir à Toulon, mais on n'est pas certain de partir », souffle un chef de service.
Le flou règne et le directeur n'est pas en mesure de le dissiper totalement. « Le bloc opératoire, qui pratique les interventions chirurgicales, partira quoi qu'il en soit. L'orthopédie aussi. Il n'y a aucun doute là-dessus », explique-t-il à Var-matin.
La date annoncée est novembre 2011, à condition que les travaux et la mise en place de Sainte-Musse ne prennent pas de retard.
Sur la maternité, le cas est différent. « On va voir au fur et à mesure », avoue M. Perrot. « Le corps médical s'est exprimé avec des arguments très forts, estime-t-il, il y a une étude d'opportunité sur le projet. » En langage décodé, cela veut dire que le regroupement des maternités seynoises et toulonnaises n'est pas gravé dans le marbre. Pas encore en tout cas.
D'où la démarche pour convaincre les élus et vaincre leurs réticences. « Nous avons déjà rencontré les maires du Beausset et de Bandol. On leur a expliqué, et ils ont bien compris », indique le directeur.
Une seule élue seynoise
La partie promet d'être plus difficile avec les Seynois, qui se disent hostiles au déplacement de la maternité. Pour autant, les élus ne s'étaient pas déplacés, eux. Seule l'adjointe Annie Martin-Ghibaudo représentait la mairie. « Nous avons la volonté d'organiser cette rencontre. Mais nous affirmons que le maintien d'une maternité est possible. »
D'autres maires de l'ouest-Var (Ollioules, Saint-Mandrier) avaient exprimé leur souhait que les accouchements restent à La Seyne. Ils pourraient recevoir bientôt la visite de responsables de l'hôpital. « Nous voulons éviter les quiproquos », souligne le directeur, volontairement diplomate.
Le projet est sur le bouton ''pause''. L'administration veut la fusion des maternités. Reste à choisir le tempo. Et 2011 ne sera peut-être pas le bon.
source: Sonia Bonnin - var matin
...cordialement...Nicky...

