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Posté le 11/03/2011 à 07h12 par Nicky
Une nuit dehors pour « dénoncer » les conditions d'enseignement à La Seyne

Des prises de parole se sont succédé. Ici, cette enseignante du lycée explique qu'elle partira à la retraite à la fin de l'année et qu'elle ne sera pas remplacée... photo: Dominique Leriche
A l'appel de la Fédération des conseils de parents d'élèves du Var (FCPE 83), une « Nuit au lycée » était organisée, hier soir, à partir de 18 heures, devant les portes du lycée Beaussier. Une soixantaine de personnes ont répondu à cette manifestation.
C'est le moyen imaginé par ces parents désespérés pour alerter sur « la dégradation des conditions d'études de (leurs) enfants ».
Des tentes ont été dressées devant les grilles de l'établissement. « Nous n'avons pas eu l'autorisation d'aller à l'intérieur », regrette Frédérique Martiniani, présidente du conseil local FCPE du lycée. « C'est illégal », répond le proviseur, Philippe Adjutor, s'abstenant de commenter le mouvement, devoir de réserve oblige. Il s'est simplement assuré que rien ne présentait de danger devant son établissement avant de refermer les grilles.
Certaines personnalités sont venues soutenir ces « campeurs », parmi lesquelles le maire de La Seyne, Marc Vuillemot, Christine Sampéré (PC), Josette Tognetti et Claude Dini (EELV), Mireille Peirano (PS)...
« Pas un cas isolé »
Frédérique Martiniani donne les raisons de cette colère : « Le lycée Beaussier accuse la baisse la plus importante de dotation horaire globale (DHG) (1) du Var avec 127 heures en moins. Ce que nous réclamons en priorité, ce sont 53 heures postes pour assurer à peu près normalement le fonctionnement du lycée. »
« Il faut savoir également que notre établissement subira à la rentrée prochaine six suppressions de postes. »
Elle prévient : « Les mesures de la réforme des lycées (groupes à effectifs réduits, accompagnement personnalisé, tutorat...) qui devaient permettre la réussite du plus grand nombre ne pourront pas être mises en place. Au contraire, nous assisterons à la généralisation de classes surchargées synonymes d'échec scolaire pour les élèves en difficulté. »
Estimant qu'il ne s'agit « pas d'un cas isolé mais d'une problématique d'envergure nationale », la FCPE 83 espère néanmoins que le rectorat reverra la dotation. « Nous attendrons huit jours une réponse du rectorat. Sans quoi, nous remettrons ça. »
1. C'est l'enveloppe d'heures d'enseignement octroyée à l'établissement par le rectorat, qui en détermine le montant en fonction des effectifs prévus d'une année à l'autre, des options ou des spécialités proposées et des diverses voies d'orientation (après la seconde).
source: Jérôme Poillot - var matin
...cordialement...Nicky...

