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Posté le 18/07/2011 à 16h15 par Nicky
Festival de Jazz 2011 - Programme - du 27 au 30 Juillet

Du Mercredi 27 juillet 2011 au Samedi 30 juillet 2011
Fort Napoléon - Chemin Marc Sangnier
83500 LA SEYNE SUR MER
Mercredi 27 juillet à 21h30:
Nicolas Folmer Quartet / Daniel Humair
Nicolas Folmer (trompette)
Daniel Humair (batterie)
Alfio Origlio (piano)
Jérôme Regard (contrebasse)
Jeudi 28 juillet à 21h30 :
"The Cookers"
Billy Harper (sax)
Geri Allen (piano) (sous réserve)
Eddie Henderson (trompette)
David Weiss (trompette)
Cecil McBee (basse)
Billy Hart (batterie)
Vendredi 29 juillet à 21h30 :
Duo Vloeimans / Florizoone
Eric Vloeimans (trompette)
Tuur Florizoone (accordéon)
Suivi à 22h30 du Christian Brazier Quartet "Circumnavigation"
Christian Brazier (contrebasse)
Perrine Mansuy (piano)
Christian Leloil (trompette)
Cédric Bec (batterie)
Samedi 30 juillet à 21h30 :
Roger Kellaway Trio invite Dmitry Baevsky
Roger Kellaway (piano)
Dmitry Baevsky (sax alto)
Jesper Lundgaard (contrebasse)
Alex Riel (batterie)
Exposition :
- Le jazz dans les collections de la Villa Tamaris
- Jazz on LP - Collection Jean-Paul Ricard "Impulse the new wave in jazz" 50ème anniversaire : 1961-2011
Tarifs :
Tarif normal 15 €
Réservation : Réservation conseillée
Renseignements :
Direction culture et patrimoine de La Seyne
Tél. : 04 94 06 96 60
... cordialement ... Nicky ...
Posté le 28/07/2011 à 19h58 par Nicky
A La Seyne-sur-Mer, des histoires de jazz avec Daniel Humair

Toussaint Codaccioni et Robert Bonaccorsi
Début juillet, Robert Bonaccorsi, directeur du Centre d'art de la Villa Tamaris et responsable artistique du festival Jazz au Fort Napoléon, deux structures dont peut s'enorgueillir la ville de La Seyne-sur-Mer (Var), entend dire que Daniel Humair a eu un accident.
Le batteur, 73 ans, né à Genève, homme du jazz depuis la fin des années 1950, est au programme de la première soirée du 26e festival, organisé du 27 juillet au 30 juillet. Coup de téléphone, confirmation, une mauvaise chute, l'épaule droite cassée. Mais Humair, promis, sera là. De tous les invités du festival, il doit être celui qui y a joué le plus souvent.
Mardi 26 juillet, un jour avant le concert, il est arrivé, avec sa femme. Dans la soirée, Villa Tamaris, en compagnie du directeur des lieux, de Francis Hofstein - et de son épouse - psychanalyste et critique musical, Humair raconte. L'épaule qui va mieux, quelques concerts annulés à regret. Puis les histoires se succèdent. L'apprentissage du métier en jouant tous les styles, dans toutes les circonstances, la vie nocturne des clubs dans les années 1960, les musiciens détruits par les drogues dures, les remplacements au pied levé, les promoteurs filous...
Ainsi, à Bologne, où Humair est envoyé fissa pour remplacer Kenny Clarke. Il découvre qu'à l'exception du violoniste Stéphane Grappelli, aucun des musiciens annoncés (dont Bud Powell) n'est là. Et que le groupe jouera après un prestidigitateur, un roucouleur local et avant l'arrivée, en vedette, du chanteur de charme Paul Anka. "Bon, Lucky Thompson est au saxophone, il démarre un solo et là un gars commence à chanter Volare, sur la droite. Un autre reprend à gauche et, rapidement, les quinze milles spectateurs du stade chantent Volare à tue-tête. On n'a pas pu finir." D'autres catastrophes du quotidien du jazz sont évoquées, tout le monde s'y met. Et puis, entre deux crises de rire aux larmes, viennent des évocations de moments de musique que chacun veut faire partager. Comme, dans quelques années, reviendront ceux de ce mercredi 27 juillet au Fort Napoléon.
Accompagnement du corps
Humair, dans cette gestuelle graphique, le travail des accents sur les cymbales par le contrôle des doigts et des poignets, l'accompagnement du corps pour un roulement serré sur la caisse claire, cette manière de fouetter la cymbale de frappe. S'il ressent de la gêne cela ne s'entend pas - il dira, après le concert, que, vers la fin, après presque deux heures de musique, cela tirait un peu. A sa droite, Thomas Bramerie, aujourd'hui l'un des plus sûrs contrebassistes. Il fait entendre le parfum de bois de l'instrument, la rondeur des graves, par une attaque des notes qui relève de l'énergie, sans forcer. Les deux musiciens sont tout en écoute commune. Pour le pianiste Alfio Origlio et le trompettiste Nicolas Folmer, signataires de la quasi-totalité du répertoire de la soirée, il n'y a plus qu'à se laisser emporter.
En commun, une approche lyrique, avec un beau sens du développement mélodique, qu'un choix juste du tempo fait idéalement sonner. Origlio avance dans une forme d'impressionnisme musical en élans, comme un flot tourbillonnant. Attiré par une expressivité véloce, Folmer sait aussi amener l'émotion. Une complémentarité dynamique qui trouve ses sources dans le rapport au blues, le groove du hard bop, de courts éclats free. Comme en une sorte d'histoire du jazz.
Jazz au Fort Napoléon, chemin Marc-Sangnier, La Seyne-sur-Mer. Tél. : 04-94-06-96-60 et 04-94-87-83-43. Billy Harper Quintet, le 28 juillet ; duo Vloeimans- Florizoone, Christian Brazier Quintet, le 29 ; Roger Kellaway trio, le 30. 15 €.
Expositions : pochettes des disques de la compagnie Impulse ! ; le jazz dans les collections de la Villa Tamaris (onze artistes dont Birga, Fromanger, Giacobazzi, Morteyrol, Zarcate...) ; photographies du festival de 2007 à 2009 par Jean-Christophe Vila.
source: Sylvain Siclier - www.lemonde.fr
... cordialement ... Nicky ...

