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Posté le 15/11/2011 à 14h49 par Nicky
École Edouard-Vaillant à la Seyne: les parents d'élèves interpellent l'administration

La colère monte au sein de la petite école maternelle Edouard-Vaillant, située dans le quartier de la Rouve.
Depuis la rentrée de septembre, les parents d'élèves attendent l'affectation de quatre assistantes de vie scolaire (AVS) pour épauler les institutrices dans les classes. Mais leur patience a des limites. Jugeant la situation préjudiciable pour tous les élèves, ils se mobilisent, manifestent devant l'établissement et préparent une pétition.
« Les enfants n'ont rien demandé mais ils subissent les conséquences de cette situation, résume Sandrine Poignard, maman d'un petit garçon autiste. Le problème,explique-t-elle, c'est que les maîtresses ne peuvent pas s'occuper correctement des élèves, comme mon fils, qui ont besoin d'une prise en charge particulière. Cette prise en charge est normalement assurée par une AVS, mais comme elles n'ont pas été recrutées, les institutrices doivent tout faire, sans être formées pour cela. Et je leur tire mon chapeau ».
« Du temps perdu pour tous »
Dans la pratique,« cette situation pénalise tout le monde, poursuit Sandrine, autant les enfants en situation de handicap, que les autres élèves de la classe car la maîtresse n'est pas disponible pour eux comme elle le devrait. C'est du temps perdu pour tous. C'est inadmis-sible ».
Comment en est-on arrivé là ? Jean-Marc Barone, autre parent d'élève agacé par l'absence de ces AVS, avance une explication :« Le gouvernement a voulu faire rentrer les élèves en situation de handicap dans le cycle scolaire normal. Et c'est bien, car cela permet à tous les enfants de faire l'apprentissage des différences. Le gouvernement avait dit qu'il y aurait des aides en terme de personnel. Mais l'administration a été incapable de s'organiser pour que les postes soient mis en place pour la rentrée, alors que les élèves en situation de handicap sont connus depuis des mois, certains même depuis l'an dernier ».
Le soutien des syndicats
Alors qu'ils manifestaient leurs doléances devant les grilles de l'école, en fin de semaine dernière, les parents d'élèves ont reçu le soutien de représentants syndicaux du SNUipp-FSU Var(1). Cédric Turco, le secrétaire général adjoint de l'organisation, confirme le bien-fondé des griefs des parents : « En l'absence d'AVS, la maîtresse doit gérer à la fois les difficultés des élèves en situation de handicap, tout en assumant le fonctionnement de la classe. Les conditions optimales de la réussite des élèves ne sont donc pas réunies. »
Déjà sensibilisé à cette question, le syndicat signale avoir évoqué « ces absences en commission paritaire. On nous a répondu qu'il y avait plusieurs intervenants pour ces recrutements - car l'académie les confie à Pôle Emploi - et que la démarche était forcément longue. Mais l'administration aurait dû s'organiser en amont pour avoir les effectifs nécessaires avant la rentrée ».Au passage, Cédric Turco rappelle que son organisation dénonce également « la précarité, l'absence de formation et de considération des AVS qui sont payées au lance-pierres. »
Du côté de l'école maternelle Edouard-Vaillant, les parents se disent déterminés à poursuivre leur mobilisation« dans l'intérêt des élèves ». Ils ont par ailleurs mis en place une pétition qui a déjà recueilli une centaine de signatures.
1. Syndicat national unitaire des instituteurs, professeurs des écoles et Pegc - Fédération syndicale unitaire
source: M.G. - var matin
... cordialement ... Nicky ...
Posté le 16/11/2011 à 19h32 par christine sampere
Il y a presque un an (le 1er décembre 2010) le conseiller municipal de Saint-Mandrier Jean-Marie JEGOU et moi-même, étions avec les parents d’élèves et les enseignants à l’appel du syndicat SNUIipp/FSU devant l’inspection académique du var à Toulon pour la pérennisation des contrats d’EVS (emplois de vie scolaire) et d’AVS (auxiliaire de vie scolaire) 2500 signatures avaient été recueillies par le SNUIpp/FSU
La loi d’intégration de 2005 des enfants porteurs de handicap se veut une loi de l’égalité des droits et des chances, mais elle ne peut s’appliquer sans moyen humain ! au risque de ne plus représenter véritablement une mesure d’égalité des droits et des chances !
Les AVS sont des emplois précaires, le plus souvent à temps partiel et à très basse rémunération (environ 600 € par mois !) et pourtant l’éducation nationale leur demande en collaboration avec les enseignants d’accompagner des enfants porteurs de handicap afin qu’ils puissent être scolarisés et s’intégrer le mieux possible….
À la rentrée 2010, 57 067 élèves faisaient l'objet d'un accompagnement individuel. On dénombrait seulement 21 800 équivalents temps plein AVS individuels et 2 166 équivalents temps plein AVS collectifs.
Combien en 2011 ?
Alors que le 2 juillet 2009, l'Assemblée nationale avait voté à l'unanimité, une solution de pérennisation pour tous les auxiliaires de vie scolaire (AVS), cette option s'est traduite par une circulaire de l'Éducation nationale n'ouvrant ce droit qu'aux seuls assistants d'éducation, disposant de compétences techniques spécifiques !
Alors que l’on peut lire sur le site internet officiel de l’éducation nationale qu’en matière de politique éducative :
- des mesures ont été prises quant à la personnalisation des parcours et la scolarisation des élèves handicapés afin d’avoir des élèves mieux entourés
- qu’à partir de la rentrée 2011, des assistants de scolarisation qualifiés et recrutés (contrats de trois ans, renouvelables une fois) viennent renforcer les équipes d’auxiliaires de vie scolaire déjà en place pour accompagner les enfants handicapés dans la durée.
Quatre enfants à l’école maternelle
Edouard Vaillant ne bénéficient pas d’AVS
alors qu’ils en ont absolument besoin
depuis la rentrée scolaire !
Nous demandons à Monsieur le Ministre de l’éducation nationale de mettre en adéquation ses décisions, ses annonces officielles, et… la réalité du terrain !
Les enfants ne sont pas que des chiffres,
Ils sont tous des être humains
Ils sont tous l’avenir de l’humanité
Et c’est cela l’égalité des droits !
Pour cette raison nous soutenons activement l’action des parents d’élèves de l’école maternelle Edouard Vaillant de la Rouve
Christine Sampéré
Christine Sampéré

