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Posté le 04/02/2012 à 12h10 par Nicky
Agressions en série d'agents seynois de la psychiatrie

Photo doc. R. U
Depuis plus de dix-huit mois, un profond malaise couve au sein des services de psychiatrie du Centre hospitalier Toulon-La Seyne.
A la suite d’une série d’agressions, au début janvier, sur des agents, notamment lors de visites à domicile, et d’intrusions d’individus agressifs dans les services psychiatriques seynois, et devant le manque criant de personnels - l’équivalent, selon FO, d’une trentaine sur l’ouest Var - le syndicat majoritaire Force Ouvrière, durcit le ton.
La réunion d’information, hier matin, à l’hôpital George-Sand, sur le projet de la restructuration des secteurs seynois de la psychiatrie, s’est terminée par un clash. Si l’intérêt de la réorganisation interne n’est pas remise en cause, « sa mise en œuvre à minima et à moyens constants » est dénoncée. FO qui, depuis deux ans, attend toujours d'obtenir la sécurisation des personnels en souffrance, saisit le préfet du Var et appliquera à la lettre le droit de retrait des agents de la psychiatrie à Sainte-Musse, à la Seyne et lors de visites à domicile à la moindre nouvelle agression. »
Outre les moyens humains, FO demande des moyens matériels, et des équipements dans les services. Interrogé, Michel Perrot, directeur du CHITS qui entend améliorer les conditions sécuritaires dans les services seynois va demander des effectifs supplémentaires auprès de l'agence régionale de santé, pour accompagner la réorganisation des services. Il entend se rapprocher également des services de police de la Seyne afin " de travailler sur les conditions de sécurité".
source: C. P. - var matin
... cordialement ... Nicky ...
Posté le 06/02/2012 à 13h39 par Nicky
Hôpital: gros malaise en psy

« Nous demandons au corps médical de prendre ses responsabilités sur les hospitalisations d'office » , annonce Jean-Eric Lodevic, secrétaire général de Force Ouvrière (photo: Frank Muller)
À la suite d’une série d’agressions sur les agents du secteur seynois de la psychiatrie du Centre hospitalier intercommunal Toulon-La Seyne, Force Ouvrière prend des mesures conservatoires
Le malaise profond au sein des secteurs de la psychiatrie toulonnaise ne date pas d'hier. Et le récent transfert à Sainte-Musse du pôle adulte de Chalucet n'a pas changé la donne sur le manque de moyens humains.
Mais la série d'agressions survenues, début janvier, à la fois verbales et physiques, sur les personnels seynois d'hospitalisation, et notamment les agents en visite à domicile, a soufflé sur les braises d'un dossier, toujours non abouti, de moyens alloués à la psychiatrie du CHITS. « Les moyens humains permettent d'augmenter la sécurité. On ne les a pas. Sur La Seyne, il manque une trentaine de personnels, et sur Sainte-Musse, nous n'avons pas ouverts tous les lits faute de moyens humains. Il ne s'agit pas de faire l'aumône, mais d'avoir une mise à niveau à l'identique de la moyenne nationale », martèle Jean-Eric Lodevic, secrétaire général de Force Ouvrière.
Deux ans après avoir fait valoir l'utilisation du droit de retrait des personnels, à la suite de l'agression d'un agent sur Chalucet, le syndicat majoritaire récidive. Mais cette fois-ci, finie la souplesse : « Il sera appliqué à la lettre », prévient Jean-Eric Lodevic, qui vient de saisir le préfet du Var.« À la prochaine agression, il sera utilisé le strict droit de retrait, des personnels de Sainte-Musse, de George-Sand à La Seyne, et pour les visites à domicile.»
« Plus d'hospitalisation d'office en unité libre »
Par ailleurs, « nous demandons au corps médical de prendre enfin ses responsabilités sur l'hospitalisation d'office, qui ne relèvent pas du secteur hospitalier libre. Il sera fait obstacle à toute hospitalisation libre de patients hospitalisés d'office ou particulièrement dangereux. Enfin, les patients en hospitalisation d'office relevant d'une décision de justice dit « D 398 » seront systématiquement orientés vers Pierrefeu.»
Le lancement d'une étape du projet de restructuration interne des secteurs de l'ouest Var GO4 (Bandol), et GO5 (La Seyne), porté par le Dr Gilles Reine, a été jugé «trop rapide ». Certes, « l'intérêt n'est pas remis en cause », insiste Jean-Eric Lodevic, mais sa mise en œuvre à minima par le début de mutualisation des équipes médicales, a mis le feu aux poudres, ces dernières 48 h, lors de la réunion d'information à l'hôpital seynois George-Sand.
Le dialogue voulu constructif a tourné court. « La mutualisation n'est pas en adéquation avec les locaux, surtout à moyens et effectifs constants, nous ne pouvons pas tolérer cela, tacle Jean-Eric Lodevic. Il faut stabiliser les équipes par des moyens en matériels, en équipement, et en personnels, lesquels sont particulièrement en grande souffrance ». Une entrevue avec le directeur de l'Agence régionale de santé, « attentif au dossier », a été demandée.
source: Catherine Pontone - var matin
... cordialement ... Nicky ...

