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Posté le 27/02/2012 à 12h47 par Nicky

Pontons de la Petite Mer interdits: les plaisanciers en colère


La baie du Lazaret compte quatre ports et environ 800 plaisanciers, gérés par Toulon Port Provence. (Photo: Éric Estrade)
La décision du syndicat mixte Ports Toulon Provence d'interdire l'accès aux pontons de la baie du Lazaret, pour des questions de sécurité, était au coeur de l'assemblée générale de la Société nautique de la Petite Mer (SNPM).

Les plaisanciers n'admettent pas que tous les pontons soient interdits alors qu'un certain nombre d'entre eux sont dans un « état correct ». « Principe de précaution », rétorque PTP.

« Lorsque le port était géré par la SNPM, réplique un plaisancier, les sociétaires entretenaient leur ponton. Mais quand PTP a repris la gestion, vous nous avez interdit de le faire. Donc la situation d'aujourd'hui est de votre responsabilité ! ».

« Quelle solution apportez-vous pour les plaisanciers qui paient leur cotisation et qui ne peuvent accéder à leur bateau ? », interrogent encore les membres de la SNPM.

« On peut proposer une réduction de 10 % de la redevance, avance André Thomas, directeur d'exploitation de PTP, et on peut mettre des annexes à disposition pour rejoindre les bateaux », répond le gestionnaire du site, sous les rires et les huées de l'auditoire.

« Le service que nous payons n'est pas rendu. Et tant qu'il ne le sera pas, je ne paie pas ma cotisation », menace un plaisancier.

Et Jean-Michel Da Silva, président de la SNPM, de confier qu'il prévoit de « réunir ses troupes prochainement pour envisager une action décisive afin de sortir de cette impasse avec le syndicat mixte ».
source: var matin

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Posté le 27/02/2012 à 12h51 par Nicky

Les pontons de la colère à La-Seyne


Les deux représentants de PTP, Patrick Fanchini et André Thomas (à droite de l'image), ont eu à répondre à la colère des plaisanciers représentés par Jean-Michel Da Silva, président de la Société nautique de la Petite mer (au micro). (photo: Eric Estrade)
Vent debout contre la décision du gestionnaire d’interdire l’accès aux pontons de la Petite Mer, les plaisanciers demandent des explications et réclament des solutions urgentes

La rencontre était annoncée comme houleuse. Elle a tourné à la joute verbale. L'assemblée générale de la Société nautique de la Petite Mer (SNPM) était en effet l'occasion pour les plaisanciers de mettre sur le grill les représentants de Ports-Toulon-Provence (PTP(1)), sommés de s'expliquer sur l'interdiction d'accès aux pontons, décidée par le syndicat mixte, mais aussi sur les solutions proposées pour sortir de cette situation. Car depuis début février, trois cents plaisanciers ne peuvent plus accéder à leur bateau.

« L'arrêté d'interdiction est un acte d'autorité pris à des fins conservatoires suite à l'accident dont a été victime un membre de notre personnel, qui s'est blessé en passant au travers d'un ponton, explique Patrick Fanchini, chargé de la sécurité portuaire à PTP. Nous avons donc fait une évaluation des pontons, qui s'avèrent dans un triste état. Et compte tenu de ce danger, décision a été prise d'interdire l'accès, pour la sécurité des usagers ».

« Tous les pontons ne sont pas pourris »

Premier à réagir à cette déclaration, Gilles Vincent, conseiller général et adhérent de la SNPM : «Je suis effaré d'entendre ça. Je comprends la décision prise car la responsabilité du président de PTP serait engagée en cas d'accident. Mais si certains pontons sont bien vétustes, tous ne sont pas pourris. Il est donc anormal que vous ne fassiez pas la distinction entre ceux qui doivent être mis en sécurité, et ceux qui peuvent être utilisés ». « Les trois-quarts sont dans un état inacceptable, et il n'est pas question que nous réparions des pontons que nous n'avons pas mis en place », répond M. Fanchini, sous les huées de la salle.

« Lorsque le port était géré par la SNPM, lui rétorque un plaisancier, les sociétaires entretenaient leur ponton. Mais quand PTP a repris la gestion, vous nous avez interdit de le faire. Donc la situation d'aujourd'hui est de votre responsabilité ! ». Raphaële Leguen, adjointe au maire de La Seyne, abonde :« En effet, un entretien de base semblait la meilleure solution tant que le syndicat mixte n'avait pas les moyens de remplacer ces pontons ».

André Thomas, directeur d'exploitation de PTP, tente d'apaiser l'auditoire : « Le conseil portuaire a annoncé qu'il consacrerait 300 000 euros pour rénover les pontons. Mais pour cela, il nous faut des rallonges de subventions du conseil général et de l'agglomération. Et si nous ne les avions pas, nous pourrions faire a minima 120 000 euros de travaux, ce qui permettrait de sécuriser au moins 25 places. »

... @ suivre ...

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Posté le 27/02/2012 à 12h51 par Nicky

suite ... Divergences sur les devis

«5 000 euros la place, c'est exorbitant, réagit Raphaële Leguen. Les plaisanciers ne demandent pas les pontons sophistiqués que vous voulez leur imposer et qui, en plus, sont très larges, ce qui réduira le nombre de places. De simples pontons avec pieux et platelages en bois seraient plus adaptés et beaucoup moins chers ». « 10 % de moins », répond André Thomas. « Je ne peux pas le croire, réplique Raphaële Leguen. Je vais chercher des entreprises capables de fabriquer des pontons basiques mais solides, et nous comparerons nos devis. »

« Cela étant,reprend Gilles Vincent, il y a plus de 400 bateaux. Et quand bien même l'argent sera réuni, il faudra cinq ans pour réaliser tous les pontons. Alors quelle solution apportez-vous pour les plaisanciers qui paient leur cotisation et qui ne peuvent accéder à leur bateau ? » « On peut proposer une réduction de 10 % de la redevance, avance André Thomas,et on peut mettre des annexes à disposition pour rejoindre les bateaux ». Rires et sifflets dans la salle.

« Le service n'est pas rendu »

Et les mises en cause continuent : « PTP a dépensé 700 000 euros pour aménager la cale, la capitainerie et les accès, mais n'a pas rénové les pontons alors que c'était la priorité », rappelle Robert Capobianco, représentant des plaisanciers au conseil portuaire. «Le service que nous payons n'est pas rendu. Et tant qu'il ne le sera pas, je ne paie pas ma cotisation », renchérit Patrick Bertoneche, président de l'Association pour la sauvegarde des embarcations traditionnelles.

Si les usagers ont aussi demandé à PTP de ne « pas les mépriser » - « parce que nous avons l'expérience du site que vous n'avez pas », Jean-Michel Da Silva, président de la SNPM, a lui, confié en fin de séance qu'il prévoit de« réunir ses troupes prochainement pour envisager une action décisive afin de sortir de cette impasse avec le syndicat mixte ».

1. Ports Toulon Provence est le syndicat mixte qui gère les plans d'eau de l'agglomération.
source: M.G. - var matin

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