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Posté le 27/09/2012 à 11h54 par Nicky
Stups à La Seyne: derrière la vente de T-shirts, il y avait de la cocaïne

C'est un cocktail détonnant mêlant trafic de coke et de cannabis, blanchiment d'argent et association de malfaiteurs (avec séquestration) qui est présenté jusqu'à vendredi à la barre du tribunal correctionnel de Toulon
Onze hommes - dont quatre écroués - comparaissent dans le cadre de ce dossier d'écoulement de drogues entre Toulon et La Seyne, en provenance de la région lyonnaise. Tous sont tombés après une enquête diligentée, dès novembre 2010, par les hommes de la Police judiciaire de Toulon grâce au tuyau d'un indic.
Vendeurs de t-shirt et de casquettes
Mme Mars, la présidente, est vite entrée dans le vif du sujet en interrogeant les quatre premiers prévenus. Chez D.R., 36 ans, plus de 430 g de cocaïne ont été trouvés. « Pour ma conso personnelle», assure l'homme. Quant aux 930 e en liquide ? « C'était mon chômage. » Un petit bout de papier qui mentionne quantités et prix intrigue la magistrate. « Je vendais des tee-shirts ». « 3 128 vendus ? Et vous rouliez en Audi 4x4 alors que vous étiez au chômage ? », s'étonne-t-elle. Véhicule d'occasion, lui rétorque-t-il. Quant à ces voyages vers Lyon, « c'était pour vendre un véhicule ».
F.S., 24 ans, lui, doit s'expliquer sur les pièces saisies et cachées au domicile de son père. Deux pochons de coke de 2 et 9 g, 800 e en mandat cache, une balance, 2,64 kg de cannabis et 76 g de résine, un pistolet automatique et vingt-quatre cartouches.
« Je voulais gagner plus d'argent »
« J'avais un magasin de vêtements et un restaurant mais je voulais plus d'argent encore. Voilà pourquoi je me suis mis à dealer. L'arme, c'était pour me défendre », dit-il. Sur ses relations avec D.R., il nie toutes transactions liées aux stups. « Il y avait une histoire de tee-shirts entre vous aussi ?» demande la présidente. « Un peu de short aussi», répond-il en référence à une écoute téléphonique qui fait état d'une conversation sur un short pourri. « Ce n'était pas plutôt de la mauvaise cocaïne ?» relève Mme Mars. Toujours niet.
Après les t-shirts et les shorts, C.M., 33 ans, mécanicien au RSA va évoquer des dépannages pour expliquer ses allers-retours entre la région lyonnaise et La Seyne.
Considéré comme le fournisseur lyonnais, A.B., 29 ans, placé sous bracelet électrique après avoir été condamné à quatre ans de prison pour trafic de stups, s'offusque lui aussi. Les 628 g d'héroïne et les 335 g de cannabis saisis étaient destinés à sa consommation. « Entre nous quatre, il y avait juste une histoire de vente de casquettes. »
L'affaire se poursuit aujourd'hui avec d'autres protagonistes poursuivis pour le blanchiment d'argent via les jeux de La française des jeux et l'association de malfaiteurs.
source: P. POLETTO - var matin
... cordialement ... Nicky ...

