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Posté le 29/01/2013 à 11h16 par Nicky
Les collégiens seynois adorent qu'on leur lise des histoires

Mi-décembre, le coordonnateur départemental du dispositif avait réuni enseignants et lecteurs bénévoles au collège Wallon (photo: RPM)
C'est en lisant des histoires aux enfants que l'on fait d'eux des lecteurs. En créant le dispositif « Lire et faire lire » en 1999, la Ligue de l'enseignement, agréée « Education populaire » par le ministère de l'Education nationale, s'était inspirée d'une expérience menée dans une école de Brest
Très vite, des séances de lectures d'histoires en tous genres ont été organisées dans les établissements scolaires. Assis autour d'un lecteur bénévole, âgé de 50 ans au moins, les enfants découvrent ou redécouvrent le plaisir de laisser leur imaginaire s'envoler au fil des mots. Quatorze ans plus tard, l'action s'est généralisée dans toute la France.
Premier collège du Var concerné
Début janvier, « Lire et faire lire » a débarqué dans les établissements seynois avec plusieurs spécificités : l'action se développe en partenariat avec le collège Wallon, alors qu'elle concernait jusqu'à présent des écoles maternelles et élémentaires. Le programme seynois s'adresse aux élèves du CM2 à la 4e. Il s'étend à deux établissements du premier degré, les écoles Brassens et Victor-Hugo dans le cadre de la liaison CM2/6e. Par ailleurs, les lectures s'organisent en lien avec les enseignants. A Wallon, 98% des professeurs sont impliqués dans le programme. « C'est remarquable », note Mickaël Rioualen, coordonnateur départemental du dispositif.
La course aux inscriptions
L'annonce des séances de lecture a fait mouche auprès du jeune public. Incluse dans le temps scolaire, sur des actions péri-scolaires, cette petite pause rêverie bercée par la voie d'un papy d'emprunt ou d'une mamie, a ouvert l'appétit des adolescents qui se sont inscrits massivement aux ateliers. « Ils se sont battus pour la dernière place », raconte Mme Nicolaïeff, professeur de lettres. Elle-même n'a pas hésité une seconde quand le principal Gérard Leca a proposé le projet. « J'ai une classe de 6e dont la moitié des élèves a des troubles « dys » et des difficultés dans la lecture. Nous passons beaucoup de temps à lire en classe. Le projet m'intéressait donc tout particulièrement. Quand un enfant écoute une histoire, l'imaginaire s'envole complètement puisqu'il n'y a pas d'effort de lecture à faire. Et puis, lire des histoires, c'est nécessaire à tout âge.»
Et en effet, lorsque la lectrice, Mme Stepanoff, est entrée dans la classe avec son sac de livres, les cinq filles et le garçon qui l'attendaient semblaient très impatients. « On m'a dit que vous aimiez avoir le choix alors j'ai apporté plusieurs albums.» Mme Stepanoff n'a pas hésité à lire deux histoires pour faire plaisir à ces jeunes gens qui n'arrivaient pas à tomber d'accord. Il faut dire qu'entre Ungerer et Ponti, le choix ne va pas de soi.
Lecture, remarques, questions, échanges... un lien entre les enfants et la lectrice se crée subtilement au fil des pages. Et la musique des mots porte doucement les petits auditeurs vers ce plaisir de l'évasion qu'ils auront envie de retrouver en lisant le soir au fond de leur couette.
source: C. Henaff-Blanchard - var matin
... cordialement ... Nicky ...

