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Posté le 31/01/2015 à 12h07 par Nicky

Ils foncent sur des militaires en criant "Kouachi, Kouachi!" à La Seyne


Un jeune homme est l'auteur présumé de violences aggravées sur un militaire en faction devant la synagogue de La Seyne (photo: Valérie Le Parc)
Partout en France, depuis les attentats ayant frappé Paris, les interpellations et condamnations se multiplient pour « apologie du terrorisme ». Le Var n'est pas épargné ; la ville de La Seyne-sur-mer non plus ...

Pour preuve, cette scène surréaliste survenue le 12 janvier dernier, dans la rue Berny, qui héberge une synagogue. Selon la police, deux jeunes en scooter ont foncé sur les militaires en faction devant le lieu de culte en criant « Kouachi, Kouachi », en hommage aux auteurs de la tuerie de Charlie Hebdo.

Trahi par ses lunettes !

Les hommes du 54e R.A. de Hyères, mobilisés dans le cadre du plan Vigipirate, ont naturellement tenté de faire barrage aux fauteurs de trouble. En vain : le cyclo passant en force, l'un des deux individus frappant même un militaire au visage… mais perdant ses lunettes au passage.

Un détail d'importance : l'homme, âgé de 23 ans, était déjà connu des services de police. Grâce à des prélèvements biologiques effectués sur sa monture, les policiers de La Seyne sont finalement parvenus à l'identifier et à retrouver sa trace. Le jeune homme, auteur présumé de « violences volontaires aggravées sur une personne dépositaire de l'autorité publique », risque gros. Il a été interpellé jeudi soir et placé en garde à vue dans les locaux du commissariat, où il se trouvait encore hier soir. Son complice, lui, court toujours.

Un second incident

Deuxième incident, quelques jours plus tard : le 18 janvier, un Seynois sans emploi pénètre dans une boulangerie de l'avenue Garibaldi. Après avoir remonté la file de clients en faisant « l'éloge » des frères Kouachi et d'Amedy Coulibaly, le jeune homme aurait menacé une personne âgée en lui promettant, entre autres amabilités, qu'il allait le « crever » et bientôt « rejoindre Allah ».

L'individu de 29 ans a finalement été interpellé mercredi par les hommes du commissariat de La Seyne et placé en garde à vue. Après une perquisition à son domicile, il a été déféré hier au tribunal, où il devait s'expliquer sur les faits « d'apologie du terrorisme » qui lui sont reprochés. En début de soirée, l'audience était toujours en cours.
source: Ma. D. - var matin

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Posté le 01/02/2015 à 13h58 par Nicky

Apologie de terrorisme à La Seyne ... dénoncé, il prend dix mois de prison


Deux ans d'emprisonnement ont été requis, vendredi soir, devant le tribunal correctionnel de Toulon à l'encontre de Mohamed B., un Seynois, jugé pour « apologie d'actes de terrorisme» et « détention de stupéfiants». Tard dans la soirée, la sanction est tombée : dix mois de prison avec mandat de dépôt

Première séquence le 18 janvier. Le prévenu, en formation et père d'un enfant de dix mois, se rend dans une boulangerie de La Seyne et passe devant des clients.

Propos rapportés par un client

Dans la file, un homme l'interpelle. Des mots s'échangent. Mohamed B. règle et quitte les lieux. Le client se présente alors à deux militaires, en faction devant la synagogue, et indique avoir été menacé par un individu qui a fait référence à des terroristes. Il va l'identifier sur des photos. Il s'agit d'un jeune homme connu des services de police.

Deuxième séquence : dix jours plus tard. À l'occasion d'un contrôle diligenté par le procureur de la République sur la commune, Mohamed B. est interpellé en possession d'un joint et un rapprochement est fait avec le signalement.

Présenté en comparution immédiate, il a assumé la partie « stups» mais a totalement nié les propos reprochés. « J'ai seulement dit que depuis l'histoire de Charlie, on me regarde d'une drôle de façon. »

À l'audience, le témoin a confirmé des paroles menaçantes. Avec, entre autres : « les frères Kouachi sont morts en Syrie» et que« ce qu'ils ont fait, c'était bien ». Il a dit avoir été choqué et que Mohamed B. hurlait dans la boulangerie. Des faits qui n'ont toutefois pas été corroborés par les employés du commerce qui ont évoqué une « dispute ».

Appel immédiat du jugement

Pour Me Romain Callen, en défense, l'apologie d'actes terroriste ne repose sur rien. « Sur les dires d'un homme qui se fait justicier. Qui va le dénoncer ! Mais où va-t-on ? » Condamné à dix mois de prison, le Seynois a été incarcéré. La demande de constitution de partie civile du « témoin » a été refusée. L'avocat a annoncé faire appel et de saisir le conseil constitutionnel (1).

1. Par le biais d'une question prioritaire de constitutionnalité. La loi établissant l'infraction n'ayant pas été soumise au contrôle du conseil constitutionnel.
source: P. Poletto - var matin

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