Des élèves de Malsert 2 bloqués en haut du pont transbordeur

Photo : Dominique Leriche
Huit élèves de CE2 et leur guide sont restés bloqués une heure et demi dans l'ascenseur du pont à cause d'un problème électrique.
La sortie culturelle d'une classe de l'école Malsert 2 (CE2) a tourné à l'opération de sauvetage, hier matin, en haut du pont transbordeur. Les vingt-quatre élèves de la classe de Muriel Marc devaient emprunter, tour à tour, l'ascenseur avec la guide du service culturel de la mairie, Michèle. « J'avais prévu de leur raconter l'histoire du pont et des chantiers une fois arrivés en haut. Finalement, on l'a fait dans l'ascenseur », explique-t-elle.
Il est 9 h 30 lorsqu'un premier groupe de 8 élèves, accompagné de la guide, monte dans le tube étroit. Le reste de la classe attend en bas avec l'institutrice et un second agent municipal. Parvenu à mi-hauteur de l'édifice, l'ascenseur est resté bloqué à cause d'un problème électrique. Pourtant, les agents municipaux avaient pris soin de tester l'appareil avant de faire monter les enfants.
Intervention des pompiers
Chargés de la maintenance du pont, le groupe CNIM envoie un technicien sur place. Les pompiers ont alertés à 10 h 20.
Douze hommes dont cinq du GRIMP 83 (Groupe de reconnaissance et d'intervention en milieu périlleux) sont dépêchés pour libérer les enfants et leur accompagnatrice. « Nous avons envisagé plusieurs possibilités, dont celle de les faire descendre en rappel. C'est une manoeuvre qu'on a déjà faite lors d'un exercice départemental (en septembre dernier, Ndlr) à laquelle j'avais participé », explique Claude Petit, chef de groupe des pompiers de La Seyne.
Finalement, à 11 h, le technicien du groupe CNIM et les pompiers sont parvenus à faire redescendre l'ascenseur jusqu'au premier niveau.
On a alors entendu des cris de joie et vu les enfants dévaler les escaliers du pont en courant. « Tout s'est bien passé, ils ont été très courageux », commente encore la guide de la mairie. « En bas, les enfants ont eu un peu peur pour leur camarades », confie Muriel Marc. L'inspectrice d'académie arrive alors et informe qu'elle a prévenu la psychologue scolaire. « Je pense que ça ira », répond Muriel Marc en regardant ses élèves sautiller de plaisir. Elle vient de leur promettre une bonne glace.
source: Marielle Valmalette - var matin