Dimanche, Arthur "Betonator" Paecht (né en Autriche il y a à peine 78 ans) sera tranquillement réélu Maire. Pas pour son bilan, rejeté par la majorité des seynois (80% des electeurs inscrits sont restés de marbre face aux à l'autosatisfaction de l'equie actuelle).
Simplement le scénario de 2001 se reproduit presque à l'identique, à un capobianco près. Cette victoire de la municipalité sarkozyste sortante est tellement évidente que les frères ennemis de gauche s'acharnent à régler leurs comptes, sans attendre le vote de dimanche ! Mais qui pourrait croire un instant que l'on a des adultes sains de corps et d'esprits face à soi ? "C'est pas moi, c'est lui qui a commencé" "Il m'a volé mes bonbons" ... et je caricature à peine les griefs que s'adresse mutuellement les colistiers de Patrick et Marc face à une population non initiée aux secrets de ces rancoeurs tenaces.
Je ne sais pas qui à voler les bonbons de l'autre, mais de ce duel fratricide au soleil ne survivra qu'Arthur Paecht et ses sbires. La permanence UMP résonne de rires ininterrompus. Valérie P. savoure.
Au fond, quand on appartient au sous-prolétariat seynois on n'a que du manque de respect face à soi. Les sarkozystes du viennois veulent nous chasser de notre ville natale par idéologie ("les pauvres c'est fait pour être très pauvre et les riches très riches" Louis de Funès, la Folie des grandeurs ) et cachent leurs sombres desseins derrière le terme "modification sociologique" entre autre. De l'autre des listes dites de gauche qui place leur problème de personnes, d'ambitions et d'egos surdimensionnés devant les souffrances de la population. Cet attitude de cour d'école est-elle une marque de respect envers ce qui en chie ? Qui nous défendra quand les bétonneurs nous ensevelirons sous leurs résidences de retraités ?
Hélas, en 2008 la gauche est aux abonnés absents, et dès lors il est trop tard pour sauver la seyne, la sagno, cette ville populaire qu'on aime, de son sombre destin.