Guillaume Capobianco encore sur le pont (Municipales)
Guillaume Capobianco souhaite la construction d'un pont entre le parking des Esplageolles et le bâtiment CPM. : Photo Rina Uzan
A 36 ans, Guillaume Capobianco sera sans doute le plus jeune des candidats en lice pour les municipales. Une vieille habitude. Il était déjà sur les rangs en 2001, séduisant près de 9 % des électeurs. Marié, deux enfants, ancien élève de Sciences-Po Paris, il signe son « premier acte politique » en votant«non» à Maastricht avant de suivre Philippe Seguin. Aujourd'hui, il l'avoue «de Pasqua à De Villiers, j'ai connu tous les leaders souverainistes ».Membre del'UMPdepuis2002, il a décidé de se mettre en congé du parti, histoire d'éviter l'exclusion.
Aujourd'hui, son but est d'être présent au deuxième tour pour pouvoir défendre son seul et unique projet pour La Seyne : la construction d'un pont entre le parking des Esplageolles et les anciens ateliers de mécaniques afin d'alléger la circulation autour du port et en centre-ville.
Quand avez-vous pris la décision de vous présenter ?
Au mois de décembre 2007.
Qu'est-ce qui a conduit votre réflexion ?
J'ai rencontré les candidats potentiels à cette élection. Je leur ai dit que je voulais défendre ce projet. malheureusement aucun d'entre eux n'a voulu le reprendre alors que je rappelle qu'il figurait en bonne place dans le programme d'Arthur Paecht en 2001. J'ai donc décidé de m'engager pour défendre cette idée moi-même.
Quel écho rencontre votre projet ?
Aucun dans la classe politique. Mais un très grand intérêt de la part des Seynois.
Quel est l'intérêt du pont ?
L'objectif est de sortir de ce sentiment d'asphyxie en centre-ville. Je pense que lorsque le pont sera construit les Seynois gagneront beaucoup en qualité de vie car de là dépend la question des nuisances sonores, olfactives etc... Ensuite, La Seyne devient un territoire attractif. Pour développer l'économie de la ville, il faut la libérer de cet engorgement du trafic. Une fois encore on va faire les choses à l'envers : on va créer des équipements comme le pôle culturel, un hôtel ou le port avant de se préoccuper de l'accès.
Avez-vous chiffré le coût ?
Non. C'est d'ailleurs ce que je reproche à Arthur Paecht : il n'a même pas commandé une étude sur ce projet. Tout reste donc à faire.
La ville a-t-elle les moyens de se l'offrir ?
Elle n'aura pas à dépenser un euro. Un tel édifice structurant doit être porté par TPM, le Département, la Région et l'Etat.
Votre programme ne comporte qu'un point ?
Tout le reste dépend de la construction du pont.
Ce n'est pas un peu court pour prétendre gérer une commune ?
Tout a déjà été lancé ! Elle peut se gérer en pilotage automatique. Je m'entourerai d'adjoints compétents et m'appuierai sur l'administration pour le suivi des dossiers.
Où vous situez-vous politiquement ?
Gaulliste social.
Votre liste est-elle bouclée ?
Aux trois quarts.
Quelle est sa couleur politique ?
Aucune. je demande seulement à mes colistiers de laisser leur carte à l'entrée.
source: Philippe Courtois - Var Matin - maville.com


