Florence Cyrulnik candidate des socialistes (Cantonales)
Florence Cyrulnik sera soutenue par le PS dans sa bataille pour les cantonales 2008. : Photo doc Sébastien Nogier
Son ralliement au panache rose mâtiné de rouge de Marc Vuillemot dans la bataille des municipales avait déjà secoué le Landerneau politico-seynois. Sa candidature aux cantonales devrait s'apparenter à une déclaration de guerre. Mais Florence Cyrulnik n'en a cure. L'épouse du célèbre Boris a décidé de porter sa liberté de penser avec aisance. Au risque de froisser ses amis et les convenances. Et au profit de la valse des étiquettes.
Sept candidats
Florence Cyrulnik annoncera donc officiellement aujourd'hui son engagement dans l'élection cantonale. Elle est la huitième à se déclarer. La septième en lice après le retrait de Guillaume Capobianco.
Elle affrontera le communiste Jean-Marie Jegou, le divers gauche Claude Iconomou, les divers droite Gilles Vincent et Nathalie Bicais, la frontiste Reine Peugeot et le sortant Arthur Paecht (UMP). Florence Cyrulnik recevra le soutien des socialistes et peut-être même des Verts mais pourtant « je suis et je reste sans étiquette. Ce n'est pas maintenant que je vais changer car en ce moment cela ne donne pas envie », martèle l'adjointe déléguée au patrimoine qui assure « se sentir à l'aise aux côtés des communistes qui ont fait le choix de l'ouverture ». Reste à dévoiler le nom de son suppléant : Philippe Mignoni ? Christian Barlo ? Francisque Luminet ? Les communistes seynois semblent désormais si désunis que les électeurs peuvent se dire que « tout devient possible ». On se souvient qu'un « deal » semblait passé entre le PS et le PC. Initialement Martial Leroy (PS) devait défendre les couleurs de la gauche unie. Et puis, il a accepté « de laisser sa place à un communiste » contre le soutien du PC apporté à la liste Vuillemot. C'est ainsi que Jean-Marie Jegou a été désigné. Mais visiblement sans séduire le clan socialiste. Aujourd'hui, le PS se prépare à mettre ses moyens au service de cet électron libre.
Défier Arthur Paecht
Médecin, aquarelliste, connue pour ses chapeaux et son vélo Florence Cyrulnik justifie son engagement par « un désir d'efficacité sur un projet précis ». Elle n'hésite donc pas à défier Arthur Paecht, complice respecté, installé dans son fauteuil de conseiller général depuis 35 ans. Mais aussi celle dont elle partage « depuis de longues années tous les combats », Nathalie Bicais. Sans émotion perceptible.
source: Ph. Courtois - Var Matin - maville.com


