La Seyne: Des entreprises locales au service de l'Hydroptère

Les CNIM ont mis gracieusement un terre-plein à disposition de l'Hydroptère, Fosselev travaille « au prix de revient » et François Cazala, un des membres de l'équipe de l'Hydroptère, se félicite « d'être si bien accueilli » - Photo: Dominique Leriche
Depuis le 27 avril dernier, l'hydroptère est à La Seyne. Ce voilier unique, véritable bijou technologique, tentera dans le courant de l'été de battre le record absolu de vitesse à la voile, détenu pour l'instant par le véliplanchiste Antoine Albeau, avec 49,09 noeuds.
Mais avant de survoler à une vitesse folle les vagues de la Méditerranée, au large de Fos, l'Hydroptère, arrivé par cargo sur le port de Brégaillon, doit être préparé. Depuis deux semaines déjà, l'équipe de techniciens et de navigants s'y emploie, grâce à l'appui logistique d'entreprises locales.
« Au départ, indique Gilles Rapale, ingénieur commercial à DCN, la société Hydroptère nous avait contactés pour que nous assurions la logistique ». Différentes complications administratives ont rendu impossible cette option et Gilles Rapale a alors orienté l'Hydroptère vers la société Fosselev, un chantier naval seynois dirigé par Philippe Larue et spécialisée dans la réparation navale, l'entretien et la transformation des yachts
Une collaboration importante en terme d'image
Installée sur le site même de Brégaillon, Fosselev a accepté tout de suite. « C'est une collaboration importante, en terme d'image de marque pour notre entreprise et d'ouverture pour promouvoir la grande plaisance, assure Philippe Larue. Toutes les courses de catamarans se passent en Atlantique. C'est l'occasion de montrer qu'ici aussi on peut gérer ce genre de gros événement. »
Les choses n'ont pourtant pas été simples. « Chez nous, il y avait un problème d'accès, et un manque de place sur le terre-plein », indique Philippe Larue. Pour accueillir l'Hydroptère, dont l'envergure de 24 mètres dépasse largement la longueur de 18,60 mètres, le patron de Fosselev a donc fait appel à ses voisins, les CNIM, qui ont mis gracieusement à disposition un terre-plein idéalement situé. Ce n'est pas la première collaboration des CNIM au projet puisque les premiers bras de la première version de l'Hydroptère avaient été fabriqués dans les ateliers seynois.
Cette collaboration entre DCN, Fosselev et CNIM illustre en tout cas parfaitement l'intérêt des contacts noués à travers le pôle Mer, auxquelles elles adhérent toutes les trois ou d'un réseau comme Riviera Yachting Network, qui regroupe les entreprises du secteur de la grande plaisance, dont Fosselev et les CNIM.
Encore une semaine avant la mise à l'eau
Fosselev se charge de la logistique et fournit les grues, les containers et différents matériels. « Nous avons aussi mis à leur disposition un interlocuteur unique, Adrien Combe, qui est chargé de répondre à leurs besoins. » Montage des foils et de l'instrumentation du bateau, étalonnage, et bientôt mise en place du mât, des gréements et du safran se poursuivront encore jusqu'à la fin de la semaine. Lundi prochain, l'Hydroptère sera soulevé par une grue pour des essais en l'air, avant la mise à l'eau mardi.
L'Hydroptère rejoindra alors la place qui lui est réservée sur le Vieux port de Marseille. Et entamera sans tarder les entraînements et sa campagne de record en Méditerranée.
source: Caroline Martinat - Var-Matin - maville.com










