À LA RECHERCHE DU GOBIE BLEU

C'est un des sujets à épisodes du Magazine Vidéo "Le Seynois" réalisé dans le cadre des Ateliers de l'Image - cliquez ici (04.94.06.02.52).
Pour le Mag. N° 8, c'est autour du port que notre équipe a enquêté au sujet de l'existence du gobie bleu... À partir de l'investigation d'un journaliste de Var Matin en 1979 qui avait écrit un article sur la base d'une consultation scientifique auprès de l'Institut Michel Pacha et d'une rencontre à Bendor avec l'éminent chercheur-aventurier Alain Bombard. À l'époque cet article disait :
- que le gobie bleu proliférait bel et bien en méditérranée dans l'antiquité, qu'il se nourrissait essentiellement de murex, le fameux bigorneau à trois cornes qui fut exploité pour sa substance ocre rouge et qui fit les beaux jours des teintureries égyptiennes, grecques puis romaines tout autour de la méditerranée et notamment sur les rives du Magrheb et en particulier vers la fin de cette industrie, il y a quelque deux mille ans, à Toulon.
- que ce fameux Gobie Bleu est doté de magnifiques yeux ocres rouges et d'un corps d'un bleu pouvant varié du marine au turquoise et qu'il s'agit là d'un cas rare d'albinisme dû à son importante consommation de méthylanine contenue dans le murex.
- que cette variété de gobiidée parmi la soixantaine d'espèces répertoriées a quasiment disparu avec la fin de l'exploitation du murex.
- qu'il n'est cependant pas improbable que le cher petit poisson ait pû s'adapter et puisse se trouver encore de nos jours dans les endroits comme dans notre Rade où le murex fut ardemment travaillé.

En attendant qu'un gobie bleu nous rende son espèce à l'Évidence, il y a une légende qui ressort de ces faits et hypothèses; légende, car pour l'heure trop peu de témoignages confirment les rumeurs selon lesquelles quiconque voit de ses propres yeux le fameux gobie bleu, s'en trouverait à jamais heureux ainsi que sa descendance, quiconque parvient à lui toucher un peu la queue s'en trouverait pour toujours amoureux permanent et sage mais par contre, ceux qui en auraient consommé* en seraient devenus fous.
Le gobie bleu pourrait-il alors nous guider, nous habitants du pourtour de Rade, dans cette quête universelle du bonheur et de l'amour heureux ? Ce fameux gobie bleu s'impose à nous comme l'emblème de notre culture littorale méditerranéenne. C'est ce que souligne Tonton Dgé en dédiant une chanson à cette cohabitation pleine de sens (bientôt en ligne sur: www.tontondge.com).

Richard Levilly, quant à lui maître artisan boulanger, pour contribuer et aider à cette recherche, s'est lancé dans une pané-représentation du gobie bleu en promettant que toute ménagère pourra aisément le confectionner chez elle.
Il se tient à leur disposition pour en expliquer le tour de main. Sachant qu'en pain, on ne risque rien, vous pourrez passer le pain bleu à table la première semaine de juin chaque année ça sera le sacre du gobi bleu, au moment des premiers bains de mer quand les gobies se reproduisent et où par conséquent il y a plus de chance d'en apercevoir au moins un; un bleu bien sûr !
*comme il est coutume de le faire en soupe avec toutes les autres espèces de gobies et autres poissons de roche.






