La ville sollicite l'Etat pour réhabiliter le centre ancien

Photo : Dylan Meiffret
Sur le modèle de l'îlot Bourradet (notre photo), la ville souhaite rénover le centre ancien, qui souffre de vétusté. L'ambition est de décrocher des subventions, dans le cadre du programme Boutin, en faveur des quartiers dégradés.
Citant l'exemplarité de la réhabilitation de l'îlot Bourradet, Rachid Maziane, lors du dernier conseil municipal, en a profité pour annoncer la candidature de la commune au Programme national de requalification des quartiers anciens dégradés (PNRQAD). « Nous présentons le dossier de réhabilitation du centre ancien, précisait l'adjoint. À l'automne, nous saurons si nous faisons partie des vingt quartiers sélectionnés. Si c'est le cas, cela serait une excellente nouvelle, cette aide de l'État permettant d'envisager une requalification bien plus ambitieuse. »
Le PNRQAD prendrait ainsi le relais - probablement bien plus puissamment - de l'OPAH-RU (Opération programmée d'amélioration de l'habitat - rénovation urbaine) actuellement en vigueur sur le secteur.
Un milliard d'euros à se partager
On évoque en effet une somme supérieure à un milliard d'euros à se partager entre les vingt programmes choisis.
« Nous comptions sur un deuxième Anru (1) pour réhabiliter le centre ancien, et nous avons appris l'an passé qu'il n'y en aurait pas, observe Marc Vuillemot. À la place, Christine Boutin, alors ministre du Logement (2) a mis en place ce PNRQAD, auquel nous sommes naturellement candidats. »
Pour la commune, l'enjeu est d'importance, touchant à la cohérence même de son territoire et de son identité. « Entre Berthe réhabilité et les nouveaux quartiers qui poussent vers les Mouissèques, les difficultés du centre ancien, s'il n'est pas lui-même profondément rénové, seront encore plus criantes », estime Marc Vuillemot.
Cela signifierait un effort supplémentaire pour les finances communales, sollicitées aussi pour l'opération. « Mais eu égard à l'importance des enjeux, nous serions prêts si besoin est à recourir à l'emprunt », ajoute le maire.
À la lecture des critères, la candidature du centre ancien semble avoir ses chances : « Forte part d'habitat indigne à occupation sociale ou de logements anciens vacants dégradé en secteur à marché immobilier tendu. Par ailleurs et au travers des dossiers de candidature, les enjeux sociaux et urbains du quartier, les réponses apportées à ces enjeux (nature du projet urbain et social), les politiques mises en place antérieurement et la capacité opérationnelle des collectivités à porter le projet (capacité technique, financière, juridique...) seront analysées », précise le site de l'Anru, financeur avec l'Anah (3) du programme national de requalification des quartiers anciens dégradés.
Si la commune ne fait pas partie des vingt élus, « nous serions alors candidats pour la deuxième vague de sélection qui sera plus importante, la première étant expérimentale », note le maire.
Le nouveau préfet, Hugues Parant, et la sous-préfète déléguée à la ville, Caroline Gadou, ont d'ores et déjà affirmé qu'ils soutiendraient cette candidature seynoise au PNRQAD, la seule recensée dans tout le département.
1. Agence nationale de rénovation urbaine.
2. Le ministère du Logement a disparu lors du remaniement fin juin. Dépendant du ministère de l'écologie, Benoist Apparu est désormais secrétaire d'État au logement.
3. Agence nationale de l'habitat.
source: Philippe Zamari - var matin