Message

Nicky
webmaster

Voir plus


Date du message : vendredi 15 août 2008 à 01h34


Une navette maritime pour relier le centre de La Seyne aux Sablettes
Le maire souhaite voir le réseau Mistral armer un navire au cabotage le long des côtes communales. Mais l'expérience a déjà été tentée, sans succès


L'idée d'une liaison maritime entre les quartiers seynois n'est pas nouvelle, mais n'a jamais encore rencontré son public. Les collectivités locales sont-elles prêtes à financer une nouvelle expérience ? - Photo Magali Ruffato)
Marc Vuillemot a exposé l'idée lors de la rencontre que Var-matin avait organisée avec un panel de lecteurs. « On pourrait envisager l'idée de mettre en place une liaison de cabotage entre les Sablettes et le centre ancien. »Cette réflexion est née au regard des flux des navettes existantes. Nombreux sont les résidents des quartiers sud à se rendre en mâtinée à Toulon, histoire de faire quelques emplettes sur le cours Lafayette.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes : en période scolaire, la ligne Seyne centre - Toulon accueille en moyenne 1 300 passagers par jour, un chiffre qui grimpe à 1 500 durant l'été. La liaison Les Sablettes - Toulon fonctionne hors saison à 1 500 personnes en moyenne par jour, un chiffre qui grimpe à 3 300 en juillet, avec des pointes à près de 4000 !

Déjà tenté en 1994-1995 et en 2004-2005

Une liaison de cabotage pourrait ainsi ramener une partie de cette clientèle vers les étals du cours Louis Blanc et les commerces du centre, et offrir par ailleurs aux résidents du centre une voie maritime pour se rendre aux Sablettes.

« En soi, l'idée n'est pas mauvaise. Mais pour tout dire, elle n'est pas nouvelle, et des expériences ont déjà été tentées », répond cependant Gilles de Santis, capitaine d'armement du réseau Mistral.

La ligne 38 a ainsi relié, en 1994 et 1995 puis en 2004 et 2005 Saint-Mandrier à La Seyne, en s'arrêtant aux Sablettes et à Tamaris.

« Mais les tentatives se sont soldées par des échecs, le bateau n'étant pas assez fréquenté, avec une centaine de passagers par jour » se souvient Gilles de Santis. « En période scolaire, six ou sept élèves de Beaussier résidant dans les quartiers sud l'empruntaient. Parfois, il n'y avait qu'une ou deux personnes à bord du navire. »

Concurrence du bus

Les raisons de ces échecs ? La concurrence directe du bus, moins agréable par beau temps, mais plus rapide, à condition de ne pas se trouver englué dans la circulation automobile.

« Et, ajoute le capitaine d'armement, peut-être un manque de communication ou de médiatisation ».

Ces échecs ne condamnent pas forcément par avance cette idée. La livraison massive de logements aux Mouissèques pourrait offrir une nouvelle clientèle à cette ligne « qui fonctionnerait bien l'été, notamment grâce au côté agréable de ce moyen de transport ».

L'existence et la pérennisation d'une telle ligne sont bien sûr conditionnées à l'indispensable nerf de la guerre, à savoir les contributions financières des collectivités. La question fondamentale n'est donc pas de savoir combien de personnes fréquenteraient ce cabotage, mais à quel point les pouvoirs politiques seraient prêts à le soutenir...
source: Var Matin

...cordialement...Nicky...