Des idées éco... logiques
Développement durable: à quelques semaines du vote de la loi du Grenelle de l'environnement, les communes multiplient les initiatives et les expérimentations

Photo : V. M.- Grâce à l'échangeur thermique, c'est annuellement 1 400 tonnes de CO2 qui ne seront ainsi pas rejetées dans l'atmosphère, l'équivalent de 800 tonnes de pétrole économisées.
en matière de développement durable, ce sont les efforts les moins visibles qui sont parfois les plus importants, et qui peuvent avoir l'impact le plus grand. » Raphaële Leguen, première adjointe de Marc Vuillemot à La Seyne, n'est pas une aficionado des effets d'annonce, « surtout quand on parle de défense de l'environnement ».

Raphaële Leguen ici avec Le Gobie Bleu
Mais depuis son arrivée aux affaires, l'équipe municipale fait preuve de volonté en la matière.
« On a dû freiner des projets disproportionnés, notamment l'installation de panneaux solaires sur tous les toits de Berthe ou encore la réalisation d'une chaudière à bois géante dans ce même quartier. Cela était démesuré, peu efficace et surtout ne répondait pas aux besoins des Seynois. » Finis les grands projets, mais pas les grandes ambitions. « On ne cherche pas une vitrine, on cherche l'efficacité ».
La piste de l'incinération des déchets à l'étude
En ce sens, la municipalité espère aussi tirer profit de l'échangeur thermique « eau de mer-eau douce », (lire par ailleurs) installé sur le site des anciens chantiers navals : « Il pourrait, après installation de tubulures, amener cette énergie au centre-ville, notamment en mairie. »
L'utilisation d'une autre énergie thermique, celle produite par l'incinération des déchets, est étudiée pour les logements HLM du quartier Berthe. Les éclairages publics, domaine de gaspillage d'énergie, doivent être revus.
Les espaces verts en cours de « méditerranéisation »
L'utilisation des zones humides, comme les puits, inutilisés sur la commune devrait se systématiser pour arroser les stades et espaces verts. Des espaces verts qui sont en cours de « méditerranéisation », « c'est-à-dire que plutôt de planter du gazon et des tulipes, nous mettrons des plantes locales, moins gourmandes en eau, et plus résistantes. » Ce qui ne peut se faire du jour au lendemain, car des marchés sont déjà conclus. Plus que la modification de ce qui existe (les finances notamment ne le permettent pas toujours), le développement durable naîtra surtout à La Seyne de ce qui sera créé ou évoluera : « A chaque décision municipale, on intégrera une démarche et une réflexion en terme de développement durable. C'est une nouvelle manière de voir les choses », insiste Raphaële Leguen.
source: Philippe Zamari - Var Matin


