Puisque nous parlions du stade de La Canourgue. A l'époque où l'équipe de foot et les filles du basket étaient à des niveaux plus jamais atteints depuis, les années 50
. Une anecdote diront nous "croustillante", (d'ailleurs, il y a largement prescription)
. Les vestiaires se résumaient en deux "baraques" de bois situées au dessus des gradins des tennis, le terrain de basket à l'emplacement de ces derniers. Evidemment lors des entraînements, les filles et les garçons, occupaient chacun leur vestiaire mitoyen. Le grand' père de Jean-Marc (co auteur avec Henri d'un dimanche à La Muraillette), de par ses fonctions et son âge, était pratiquement le seul homme admis dans le vestiaire filles.
Il s'était aperçu que la cloison en bois donc, séparant les deux locaux, présentait quelques trous dirons-nous bien placés, ils les avait obstrués avec des chevilles, qui évidement jouant leur rôle, voyaient d'autres trous les voisiner. Il s'était même aperçu que des garçons arrivaient pendant l'entrainement des filles, avec vilebrequin et mêches à bois dans leur sac, pour effectuer le travail.
Une véritable bataille obstiné, de patience, resolue par le grand'père de J-M: à l'époque la boisson des sportifs étant le Perrier, il récupérait tous les bouchons, et bouchait les trous en enfonçant les dits bouchons dans le bois, avec un marteau que lui aussi trimballait dans son sac
. Tout cela valait un pan de cloison garni de bouchons verts (couleur de la marque) et a longtemps fait rire les uns et les autres, mais curieusement étonné les ouvriers ayant démoli les locaux (aprés la création des vestaires actuels) ignorant le pourquoi des choses
.
Quand aux filles elles s'en fichaient royalement, comme m'a dit l'une d'elle: "on nous a vu à poil dans tous les vestiaires de France, tu crois pas que j'allais faire des manières chez nous!".
Au passage un hommage à vous, surtout celles que je connaissais et perdue de vue: Elise, Jeannette, Titi, Lucienne, que nous n'allions pas voir jouer que pour votre plastique, mais surtout le jeu que vous fournissiez sur ce terrain en extérieur, goudronné (impensable de nos jours), et les nombreuses fois où vous avez fait se dresser de joie un public nombreux et vous applaudir.