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Nicky
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Date du message : vendredi 3 octobre 2008 à 00h56


Océanide met le cap sur le marché de l'offshore des glaces

ingénierie: La société seynoise a signé un accord avec son homologue canadienne Oceanic. Une complémentarité de savoir-faire pour la conquête de nouveaux contrats


Spécialisée dans le génie océanique et côtier, la société seynoise Océanide met le cap au nord et se positionne sur le marché en devenir de l'offshore pétrolier en conditions climatiques extrêmes.Grâce à un contrat de coopération commerciale conclut avec son homologue canadienne Oceanic Consulting Corporation, elle exportera dans les mers froides, où se développent banquise et icebergs, un savoir-faire développé depuis dix ans dans le bassin « BGO First ». Un bassin de 300 m2, implanté dans la zone d'activités du port de Bregaillon, où sont étudiés les comportements hydrodynamiques de diverses structures flottantes sous l'action combinée du vent et de la houle. Avec l'augmentation sans précédent du coût du pétrole et la raréfaction de la ressource, le marché des études techniques liminaires aux lancements d'opérations de prospection dans les endroits les plus reculés et hostiles de la planète - qui abriteraient des gisements importants d'or noir - est en plein essor. On pense notamment à l'océan glacial Arctique.
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Complémentarité

« Mis en relation par l'un de nos actionnaires, nous avons conclu avec les Canadiens un accord de principe doublé d'un accord de confidentialité par lequel nos deux sociétés s'engagent à joindre leurs efforts commerciaux et à en partager les bénéfices », résume Guy Facon, directeur général délégué d'Océanide. L'enjeu n'est pas seulement commercial. Il se mesure surtout en terme de complémentarité. Et donc d'efficacité offensive dans la future « guerre des glaces » qui se prépare. « Nous mettons nos compétences respectives en commun. Les Canadiens s'ouvrent sur l'Europe et nous sur les mers froides. Un secteur où la concurrence nord américaine et russe affûte ses armes », complète le directeur général. Les savoir-faire mis en oeuvres sont spécifiques et complémentaires. Au Canada, dans son bassin implanté à Saint-John's, province de Terre-Neuve, la société Oceanic est en mesure de modéliser l'influence de la banquise et des icebergs sur les structures flottantes, barges et plateformes pétrolières notamment, reconstituées à échelle réduite. Un problème d'une complexité extrême. Par contre elle ne dispose d'aucune expérience en matière de génie côtier ; elle est peu performante pour les tests de houle et de profondeur. Trois spécialités de la société seynoise.

Haute technologie

La technologie mise en oeuvre dans le bassin « BGO First » permet, grâce à un fond ajustable, de modéliser toutes les profondeurs et de générer quasiment toutes les influences météorologiques possibles sur l'ensemble des mers du monde (hormis la glace). Exemple parlant : des batteurs développent des vagues jusqu'à 80 cm de hauteurs, équivalentes à des lames de 40 m de haut à échelle réelle ! Le contrat de coopération qu'ont signé les P. D.-g des deux entreprises au Canada se double d'un accord de confidentialité paraphé le 26 mars à la Seyne-sur-Mer. Déjà, les premiers projets de recherches en commun voient le jour. Pour des essais comportementaux de ferrys - une initiative d'Ocenic - et pour un projet d'études réalisées en France et au Canada dans le cadre du Citeph. Le groupement d'industriels du pétrole finance une recherche portant sur le comportement des structures offshores et leur interactivité avec la glace et la banquise. Pas de doute, la coopération franco-canadienne s'annonce fructueuse.
www.oceanide.net
source: Jean-marc Vincenti - Var Matin

...cordialement...Nicky...