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Nicky
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Date du message : lundi 1 décembre 2008 à 00h39


CHITS : les infirmièr(e)s malades de l'hôpital


Photo : Patrick Blanchard
« Au CHITS, plus de la moitié des infirmières qui quittent l'hôpital démissionnent ou demandent une mise en disponibilité », explique, inquiet, Jean-Eric Lodevic, responsable FO.

C'est partout pareil en France mais ce n'est pas vraiment une consolation. « À moins de trouver, d'ici la fin de l'année, 80 infirmières, le Centre hospitalier intercommunal Toulon-La Seyne commencera 2009 avec 10 % de postes vacants. » Pour le syndicat FO, le constat, sans appel, se double d'une autre inquiétude : « Tous les ans, le déficit en infirmières se creuse un peu plus. »

Épuisement et stress

Épuisées, stressées, le moral dans les chaussettes : elles en ont ras-le-bol. C'est toute une profession qui trinque, entraînée dans un cercle vicieux, une spirale sans fin.

Moins il y a de personnel, plus les conditions de travail de celui en place se dégradent. Et sauf miracle, on ne voit pas comment la situation pourrait s'améliorer.

Deux explications. D'abord, le nombre de nouvelles infirmières arrivant sur le marché du travail n'est pas suffisant pour remplacer celles qui partent à la retraite.

Ensuite, les nouvelles générations se montrent spontanément plus attirées par le secteur privé. Et on peut les comprendre : elles y sont mieux payées et les conditions de travail y sont désormais moins difficiles que dans le public. Pas fou, le secteur privé fait les yeux doux aux jeunes infirmières. Et met les moyens pour les séduire. « Quand une clinique propose, comme nous l'avons vu récemment un salaire mensuel net de 2 200 euros, une prime d'installation et d'autres avantages, comment voulez-vous que l'hôpital suive ? s'exclame Jean-Eric Lodevic, le responsable FO du CHITS. Chez nous, certains jeunes viennent faire leur stage et repartent sans même commencer leur titularisation, effrayés par les conditions de travail. »

Démissions sèches

Et le syndicaliste d'énoncer des chiffres inquiétants : « Au CHITS, plus de la moitié des infirmières qui quittent l'hôpital démissionnent ou demandent une mise en disponibilité. En 2007, elles ont été 140 à partir. Parmi lesquelles 21 ont carrément démissionné. Au 30 octobre de cette année, nous enregistrions déjà 104 départs dont 20 démissions. »

Même les services les plus gratifiants sont concernés par ce phénomène. Un beau jour, des infirmières expérimentées, jusque-là motivées et avec le sens du service public chevillé au corps, claquent la porte de l'hôpital, épuisées et excédées. Et il n'y a presque plus personne pour prendre la relève...
source: Mireille Martin - var matin

...cordialement...Nicky...