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Nicky
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Date du message : mardi 13 janvier 2009 à 00h45


L'appel de détresse des marins de l'« ItalRoro One »


Photo : Rina Uzan
Les marins, de l'« ItalRoro One », ont suspendu hier des banderoles de fortune au-dessus de la coque du bateau pour manifester leur colère. Ils attendent d'être payés avant de pouvoir rentrer chez eux.
Des banderoles de fortune. Des petits morceaux de drap blanc, gribouillés au feutre noir et déployés sur la proue du navire. « Donnez-nous notre argent et un billet d'avion pour rentrer chez nous ». Exaspérés, presque désespérés. Les douze marins de l'« ItalRoro One », le bateau bloqué à La Seyne depuis fin octobre (1), ont décidé hier matin d'exprimer pour la première fois publiquement leur colère. « Quatre mois sans salaire. Comment pouvons nous vivre ? Puglia, shame on you ! Where is l'ITF ? (2) ».

Les messages pendus sur la coque du bateau traduisent le même sentiment. Les marins en ont marre. Marre des promesses. Marre des mensonges. « Depuis mi-décembre, nous sommes sans nouvelles. Que peut-on faire ? Partir ? Si on abandonne le bateau, on abandonne notre paye. Alors, on continue d'attendre, mais pour combien de temps encore ? », demande un membre d'équipage philippin. Peut-être encore plusieurs jours...

Bloqués jusqu'en mars ?

« La compagnie OM roro Line, opérateur de la ligne, a signé un protocole avec Puglia Navigazione en décembre pour racheter les trois navires. Ces genres de transaction prennent au moins deux à trois mois », explique Luc Pointard, chef d'exploitation des ports à la chambre de commerce et d'industrie du Var (CCIV).

Les marins pourront donc rester encore jusqu'en mars sur le quai du môle d'armement à La Seyne. Les Philippins dont les passeports ont été saisis sont d'ailleurs consignés à bord.

« Les marins ne sont pas abandonnés »

Les membres d'équipage se sentent seuls, loin de leur famille. « En cinq mois, j'ai parlé une seule fois à ma femme. J'ai cinq enfants qui sont à Manille sans nouvelles de leur père », explique un Philippin. « On n'a pas assez d'argent pour acheter des cartes de téléphone. Je n'ai pas de cigarettes, je suis obligé de fumer des mégots ramassés par terre », raconte un marin italien. Les vivres commencent également à manquer. Aujourd'hui, ils en sont à considérer le bateau comme une prison où ils seraient presque abandonnés. Une idée récusée par Luc Pointard. « J'admets que leur situation est humainement difficile à vivre mais la CCIV a fait le nécessaire. Le navire a été raccordé à l'électricité et à l'eau, nous avons installé une benne à ordure. Deux palettes de nourriture ont été livrées en décembre. Je vais aller les voir et s'ils manquent de nourriture, j'irai, moi-même, faire les courses », promet le responsable de la CCIV.

Une saisie conservatoire lancée par les marins ?

Djamel Omrani, l'opérateur de la ligne et futur patron des bateaux devait rencontrer aujourd'hui des responsables de la CCIV. Grippé, le chef d'entreprise hollandais a reporté le rendez-vous (3). Les marins qui attendent toujours des nouvelles envisagent de porter l'action en justice.

Un responsable français de l'ITF devrait leur rendre visite dans les prochains jours. « Je dois faire le point avec mes homologues italiens qui sont saisis du dossier. Mais les marins peuvent d'ores et déjà aller devant le tribunal de commerce de Toulon pour lancer une procédure de saisie conservatoire du bateau », explique Yves Reynaud. Cette mesure pourrait leur assurer de se faire payer un jour. Mais quand ?

1. L'« ItalRoro One » doit assurer la liaison commerciale entre Brégaillon et Sousse en Tunisie. Depuis le 30 octobre, il est bloqué, avec les marins à son bord, à la suite d'une saisie conservatoire diligentée par les créanciers impayés de son armateur italien Puglia Navigazione. OM Roro Line, l'opérateur de la ligne, a pris depuis la décision de racheter les bateaux à Puglia. La transaction est en cours. Pour l'heure, le bateau ne dispose plus également d'agent maritime (voir nos éditions précédentes).
2. "Puglia, honte à toi !" "Où est l'ITF (la Fédération internationale des ouvriers du transport) ?
3. Nous n'avons pas réussi à joindre hier Djamel Omrani. Quant au capitaine Giuseppe Canto, il n'était pas disponible.
source : var matin

...cordialement...Nicky...

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Nicky
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Date du message : mercredi 14 janvier 2009 à 01h53


L'appel au secours des marins du roulier Italroro One


L'Italroro One immobilisé à La Seyne (© : JEAN-LOUIS VENNE)
« Quatre mois sans salaire. Comment pouvons-nous vivre ? Au secours » C'est ce que l'on peut lire sur l'une des banderoles installées par les marins du roulier Italroro One, immobilisé à la Seyne-sur-Mer depuis le mois d'octobre. Le navire devait alors inaugurer une nouvelle liaison maritime entre le port du Brégaillon et Sousse, en Tunisie. Mais la ligne, proposée par la compagnie OM Roroline, n'avait pas débuté son activité, le propriétaire du roulier, Puglia Navigazione, rencontrant apparemment des difficultés financières. En décembre, un protocole d'accord avait été signé pour permettre à OM Roroline de racheter l'Italroro One et les deux autres navires devant assurer la rotation. Mais, « depuis mi-décembre, nous sommes sans nouvelles », explique un marin philippin à Var Matin. « Que peut-on faire ? Partir ? Si on abandonne le bateau, on abandonne notre paye. Alors, on continue d'attendre, mais pour combien de temps encore ? », s'interroge-t-il dans les colonnes du quotidien. Var Matin a interrogé sur ce dossier le chef d'exploitation des ports à la chambre de commerce et d'industrie du Var (CCIV). Pour Luc Pointard, une reprise de navires comme ceux de la ligne Brégaillon - Sousse peut prendre « au moins deux à trois mois ». Alors que les marins parlent de conditions de vie très difficiles, la CCIV affirme avoir apporté son aide à l'équipage, en raccordant notamment le navire à l'eau et l'électricité, tout en faisant livrer des vivres.
Se considérant comme prisonniers à bord, les marins en appellent également à la Fédération internationale des ouvriers du transport. Un responsable d'ITF devrait les rencontrer dans les prochains jours, explique Var Matin.
source: www.meretmarine.com


L'Italroro One immobilisé à La Seyne(© : JEAN-LOUIS VENNE)

L'Italroro One immobilisé à La Seyne(© : JEAN-LOUIS VENNE)

L'Italroro One immobilisé à La Seyne (© : JEAN-LOUIS VENNE)

...cordialement...Nicky...

Message modifié le mercredi 14 janvier 2009 à 10h30 par Nicky

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Nicky
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Date du message : mercredi 14 janvier 2009 à 13h45


...cordialement...Nicky...

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AIE
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Date du message : mercredi 14 janvier 2009 à 18h14


il faudrait que les marins puissent vendre le bateau, partager
le fric et dire qu'ils sont partis boire un verre car trop déprimés par la situation et au retour plus de grosse barcasse en tôle
(ça serait génial si on pouvait baiser la gueule de cette façon aux personnes malhonnêtes)

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Nicky
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Date du message : jeudi 15 janvier 2009 à 11h10


Quatre palettes de nourriture livrées ce marin


Quatre palettes de nourriture livrées
ce matin par Puglia Navigazione aux marins « en détresse » de l’ItalRoro One, ce bateau censé rallier la Tunisie, bloqué depuis octobre à quai …

...cordialement...Nicky...

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mafee
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Date du message : jeudi 15 janvier 2009 à 11h40


ce que je trouve lamentable, dans ce monde de dingue où on vit en ce moment,
c'est qu'il faille un article dans la presse pour que ces gens aient pu obtenir de la nourriture et la possibilité de passer un appel téléphonique à leurs familles !!!

que leurs demandes n'aient pas été entendues par les responsables tant qu'elle n'ont pas été relayées par les médias me semble insupportable !

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Bécasse
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Date du message : jeudi 15 janvier 2009 à 11h41


Est ce qu'il y a une réelle activité sur ce port de commerce?

Je pose cette question parceque je suis étonné que d'autres marins d'autres navires ne les aident pas à travers les syndicats.

Qu'est devenue la solidarité des gens de mer ?

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AIE
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Date du message : jeudi 15 janvier 2009 à 17h36


exactement la même chose que celle des gens de la terre
bécasse il faut vraiment arrêter de penser que tout le monde est beau tout le monde il est gentil
les gens sont devenus égoistes,
moi même je suis devenue méfiante et économe de mon temps, argent, etc... après avoir pris pas mal de mandales dans la gueule
on se protège comme on peut
à prèsent les gens doivent me prouver leur bonne foi, autrement ils vont se faire voir et crois quand on se débarasse des parasites on vit mieux

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Bécasse
Visiteur


Date du message : jeudi 15 janvier 2009 à 17h37


xxxxxxxxxxxx

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AIE
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Date du message : jeudi 15 janvier 2009 à 18h20


serais-tu dubitatif