Vers un retour en interne des oeuvres sociales de la mairie ?

Les employés de mairie sont au nombre de 1 300. Leurs oeuvres sociales représentent donc un marché important, de l'ordre de 250 000 euros annuels.
Comme dans toute entreprise, les employés de mairie bénéficient d'oeuvres sociales. Cela représente, au total, environ 250 000 euros chaque année.
« Depuis plusieurs décennies, le Casc (1) gérait en interne ces oeuvres sociales, mais la municipalité précédente a décidé, il y a six ans, d'externaliser cette gestion en la confiant au Cos (comité des oeuvres sociales) Méditerranée », explique Patrick Birba, actuel président de l'association (lire par ailleurs).
« Une simple réflexion pour l'instant »
« Cette décision a sûrement été prise à l'époque pour améliorer les choses », estime Patrick Valle, adjoint au personnel et à l'état-civil, « mais aujourd'hui nous ne sommes plus convaincus du bien-fondé de celle-ci, ni de l'efficacité de ce système. »
Si l'élu précise avec force pincettes que « pour l'heure, il ne s'agit que d'une réflexion, que nous allons mener des études en termes de dépenses et de gains, et que nous choisirons la solution présentant le meilleur rapport qualité prix », il semble réellement insatisfait des prestations du « Cos Méd ».
« Le retour d'investissement n'est pas conforme à ce que l'on attend, relève-t-il. Il est sensiblement égal à ce qu'on donne, alors que l'on pourrait s'attendre à beaucoup plus d'efficacité de la part d'une structure aussi puissante que le Cos. Je pense que l'on peut faire beaucoup mieux que ça. »
Et d'avancer un retour sur investissement « envisageable, notamment avec les achats groupés » d'une fois et demi.
A fleuret, pas si moucheté que ça, l'adjoint s'interroge notamment sur les frais de fonctionnement de la structure. Et remarque qu'« un certain nombre d'entreprises membres du Cos y sont elles-mêmes prestataires de service. »
« S'il est tout à fait normal qu'un industriel essaie de rentabiliser au mieux son entreprise, ajoute-t-il, il n'en est pas moins normal que nous, élus, fassions en sorte que notre personnel municipal tire le plus grand bénéfice possible des oeuvres sociales ».
« Manque flagrant de convivialité »
Patrick Valle scrute donc pour l'heure les institutions présentant des comités des oeuvres sociales internes. « Celui de la région Paca est par exemple intéressant. »
Au niveau de l'organisation, « ce comité pourrait être géré par des fonctionnaires élus, sous le contrôle d'un gestionnaire financier. Une idée serait de se servir des résultats des dernières élections professionnelles ».
Enfin, parmi les remarques dressées à l'encontre de l'actuel système, celui d'un « manque flagrant de convivialité, d'une déshumanisation. Avec une gestion en interne, il serait beaucoup plus facile d'entretenir la convivialité et les bonnes relations entre les membres du personnel, en organisant des sorties en groupes, des activités communes, etc. »
1. Commission d'action sociale et culturelle du personnel territorial de la ville.
source: var matin


