Corniche de Tamaris : comment se débarrasser des bateaux abandonnés

Photo : Olivier Pastor
Drossées sur la côte lors d'une « largade » et sérieusement endommagées ou encore abandonnées par des propriétaires qui n'ont pas les moyens de les enlever, plusieurs épaves jonchent le littoral entre l'Eguillette et les Sablettes. Certaines seront enlevées le 6 juin prochain par les bénévoles du CIL, lors d'une opération Corniche propre.
L'histoire se répète à chaque grosse tempête. Malmenés par le vent et les flots déchaînés, quelques bateaux au mouillage dans la baie du Lazaret ou entre l'Eguillette et Balaguier finissent drossés sur les rochers ou contre le parapet, le long de la corniche de Tamaris ou sur la plage de l'anse du Père Louis. Et ils y restent, parfois très longtemps.
Tous les propriétaires ne prennent pas la peine de faire enlever leurs épaves. Le cas échéant, la direction des affaires maritimes se charge de les rechercher.
Une procédure spécifique
« Nous suivons une procédure bien précise », indique sa directrice adjointe Mme Sibillotte. « Quand on nous relaie la présence d'épaves, nous envoyons d'abord une équipe pour relever les éléments d'immatriculation, le nom du bateau. Le propriétaire est ensuite mis en demeure d'enlever son bateau, et il dispose d'un mois pour le faire. Quand il ne s'exécute pas, nous faisons appel au tribunal maritime commercial. »
Évidemment, quand la présence de l'épave présente un danger immédiat pour la sécurité de la navigation ou pour l'environnement, les affaires maritimes diffusent un avis aux navigateurs et se chargent de la faire enlever ou de la mettre en sécurité... avant de faire parvenir la facture au propriétaire.
Sur le littoral varois, ce sont des dizaines d'épaves que les affaires maritimes gèrent ainsi chaque année. Sur la même période, le nombre de procédures est estimé à une dizaine pour la seule corniche de Tamaris.
Selon Mme Sibillotte, la plupart des propriétaires s'exécutent. « Le plus souvent, ils répondent à la mise en demeure. Parfois, ils sont loin et n'étaient pas au courant. On leur laisse alors le temps de s'organiser, voire de se déplacer et de mettre en place les moyens nécessaires pour intervenir. On passe régulièrement voir ce qui a été enlevé ou pas, mais c'est un travail énorme. Les équipes sont sur l'eau toutes les semaines, par secteur. »
Quand les propriétaires sont introuvables
Parfois les propriétaires restent introuvables. C'est le cas quand les embarcations ne sont pas immatriculées, ou quand les éléments d'identification ont mystérieusement disparu... « Dans ce cas-là, on procède à un affichage pendant un délai légal de trois mois, ensuite on fait une main levée pour autoriser l'enlèvement de l'épave », indique Mme Sibillotte. « Mais l'idée, avant de détruire un bien, c'est d'abord de rechercher son propriétaire. »
Dans ce cas précis, heureusement, les bénévoles du CIL des Sablettes sont là pour assurer l'enlèvement des épaves anonymes.
source: C. M. - var matin


