Un rugbyman varois accusé d'avoir mordu un adversaire

Photo : doc. Vm
Un adversaire accuse Sébastien Bisciglia, 25 ans, ancien toulonnais jouant désormais à Aix, de l'avoir mordu à la cuisse et au visage lors d'une bagarre sur le terrain.
Sébastien Bisciglia, ex-joueur de rugby toulonnais désormais licencié au Pays d'Aix Rugby Club, a-t-il mordu, à la joue et à la cuisse, l'un de ses adversaires marseillais en octobre dernier ? Il a été requis une amende de 1 500 euros à son encontre. Le délibéré ne sera rendu qu'en octobre prochain par la juridiction aixoise.
Plus habitué à fréquenter les pelouses, ce solide gaillard de 25 ans, natif de La Seyne, a dû comparaître, en ce début de semaine, devant le tribunal de police d'Aix-en-Provence pour des blessures volontaires ayant entraîné une interruption temporaire de travail de deux jours.
Les faits remontent au 25 octobre dernier. Une rencontre de Fédérale 1 oppose alors l'équipe d'Aix à celle de Marseille.
Une bagarre générale
Le score est de 21 à 9. En faveur d'Aix. Des arrêts sont sifflés. La situation va déraper. Au jeu succède une bagarre générale. Les deux packs sont aux prises. David Vaudaine, le pilier aixois, se retrouve à terre. Le visage et une cuisse ensanglantés. Il vient d'être violemment mordu par un joueur de l'équipe adverse lors de cette mêlée. Pour lui, le joueur « cannibale » est le numéro 16, Sébastien Bisciglia.
Du mordant, le présumé agresseur n'en manque pas. Après avoir pris ses marques à La Valette et à Toulon, le jeune sportif a été sélectionné en équipe de France des moins de 21 ans et en équipe de France universitaire.
Le rugbyman a suivi une carrière exemplaire, selon Me Bruno Lombard, son avocat. Depuis le début, le Seynois nie les faits. « Il n'est ni anthropophage, ni cannibale, ni un pitbull. Les accusions de la victime ne sont pas fondées. Ce jour-là, les trois arbitres n'ont d'ailleurs rien constaté et rien sanctionnés. L'autorité de la chose arbitrée s'impose au juge judiciaire. »
Une cicatrice indélébile sur le visage, David Vaudaine n'a pas la même version. Le jeune homme qui, depuis, s'est laissé pousser la barbe pour cacher la blessure, a toujours désigné le fameux numéro 16.
« Même si les arbitres n'ont pas assisté à la scène, il y a des témoins. Et surtout une vidéo du match. On voit le joueur d'Aix se jeter sur lui, se relever et s'essuyer. Mon client a la moitié de la joue enlevée. Il a subi un traitement anti-infectieux et de la chirurgie esthétique. Il est marqué à vie », a commenté Me Fanny Collin, avocate de la victime. Et d'avouer la déception de son client face aux multiples dénégations du présumé agresseur.
« Des éléments accablants »
« J'ai rarement eu connaissance de dossiers de violences avec des éléments aussi accablants. Nous sommes là très largement au-delà des limites, c'est injustifiable », a argumenté la représentante du ministère public en s'adressant au talonneur lors de sa présentation devant la justice. « J'ose espérer que c'est la honte qui vous fait mentir. »
Contacté hier, le joueur varois n'a pas souhaité s'exprimer. Son conseil plaide toujours le doute quant à l'identité de l'auteur de l'agression. « On a vu les conséquences de la morsure, mais pas la cause. A ce moment-là, il y avait une mêlée. Une bagarre générale. Pourquoi mon client et pas un autre joueur ? » Une chose est certaine, il ne s'agit pas d'un acte d'automutilation.
Le tribunal de police doit trancher sur l'affaire. Le jugement sera rendu le... 19 octobre prochain. Une amende de 1 500 euros a été réclamée par le parquet.
source: P. Poletto - var matin




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