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Nicky
webmaster

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Date du message : lundi 29 juin 2009 à 04h10


Discours du Maire aux Allées Maurice Blanc du 27 Juin 2009

Mesdames, Messieurs,

Nous avons vécu depuis hier quelques moments d'émotion... Emotion parce que l'on a, ensemble, évoqué la mémoire de notre ville. On l'a fait dans la fête et la joie, mais aussi avec sérieux, comme on s'applique, avec pédagogie, à raconter une histoire importante, une histoire qui a du sens...

Emotion parce que l'on s'est retrouvé, anciens et jeunes, Seynois de souche et Seynois nouveaux venus, autour de l'histoire, mais surtout, autour de l'identité profonde d'une ville que nous avons, là, nous tous, à prendre à bras-le-corps et à mettre définitivement dans le bon sens.

Alors... Je vous disais que nous avons vécu depuis hier quelques moments d'émotion... Et bien en voici un nouveau et... pour moi, d'une rare intensité.

Parce que nous sommes là, ensemble, pour dire tout le respect et l'affection que La Seyne porte à un homme, qui fut son maire, et qui fut un homme tellement attaché à de vraies valeurs humaines et politiques. Un homme d'engagement. Un homme intraitable sur l'action d'intérêt général. Il s'agit bien sûr de Maurice Blanc, dont je suis heureux que l'on ait donné son nom à ce bel espace public, ce "mail", cette promenade autrement dit...

Un espace digne d'un homme cultivé et au sens artistique prononcé. Beaucoup ici, dont je suis, se souviennent de son amour pour la musique, le jazz, de sa voix et de son humour aussi... Et j'ai en mémoire de rares moments de "bœuf", comme on disait, avec notre ami commun Philippe Léon, prof de notre école de musique, lui aussi trop tôt disparu.

Mais Maurice Blanc, c'était aussi un gestionnaire hors pair, connaissant les dossiers et incollable sur les finances...

Ce lieu qui est un signe des temps qui ont changé... Est-ce dans la bonne direction ? Ça, l'histoire le dira.

En tout cas, ici, il y avait la menuiserie des chantiers navals, que l'on a jugé bon de raser. Nous nous sommes assez battus pour défendre du mieux possible le patrimoine architectural des chantiers...
Mais c'est comme ça... Il nous faut assumer...

Menuiserie des chantiers où Maurice Blanc a été apprenti, il faut le savoir... Ce nouvel et bel espace public dont on remarque qu'il est pile dans l'axe de la grande forme des chantiers...

Je crois qu'il faut nous accaparer tout cela et aller de l'avant.

Je crois sincèrement que Maurice Blanc était de la trempe de celles et ceux qui agissent pour le progrès, qui se battent... Qui ont en eux une belle utopie, mais aussi le sens des responsabilités et des réalités.

Maurice Blanc, qui était né en 1936 et nous a quittés il y a si peu de temps, en mars 2005, a été le second maire d'origine ouvrière de La Seyne. Le premier fut celui auquel il a succédé en 1978, Philippe Giovannini, après avoir été son premier adjoint. Maurice Blanc n'est pas resté aux chantiers. Il a travaillé et s'est formé pour devenir un talentueux dessinateur dans un cabinet d'architecte. Et, après son mandat de maire, il a pris la direction de la librairie de la Renaissance à Toulon.

Sur un autre plan, moi qui suis socialiste, je ne peux pas ne pas relever, comme le rappelle volontiers mon collègue et ami, Francisque Luminet, que c'est à Maurice Blanc que le Parti Communiste Français (auquel il avait adhéré en 1969, l'année de la disparition de notre regretté Toussaint Merle), c'est donc à lui, que le PCF a confié la rude tâche de monter, pour la première fois à La Seyne, une liste d'union de la gauche aux élections municipales de 1977.

Je ne pouvais pas ne pas le noter, n'est-ce pas... Finalement, d'un certain point de vue, sans lui... eh bien, l'équipe municipale actuelle ne serait peut-être pas ce qu'elle est, si riche de sa diversité et de ses complémentarités...

Je regarde cette photo...

Elle est belle, cette photo. Il est jeune, Maurice... Il restera comme ça dans nos coeurs et nos mémoires... Je le dis à son épouse, Eliane, à ses enfants, Marjorie et Aurélien, à son frère, Louis, Loulou... Il faut être heureux et fiers.

Aujourd'hui c'est un acte vrai que je veux que l'on accomplisse. Un acte d'affection, un hommage simple et sincère.

Nous vous le devons, La Seyne vous le doit : je tenais à vous le dire solennellement.

... @ suivre ...

...cordialement...Nicky...

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Nicky
webmaster

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Date du message : lundi 29 juin 2009 à 04h11


... suite ...


Maurice Blanc était encore parmi nous il n'y a pas si longtemps. Comme Jean Sprecher était avec nous, disparu un an plus tard, comme deux autres militants et élus, Maurice Introini ou encore Christian Bini et, plus récemment encore, Marius Autran.

Oui, je crois que c'est bien, très bien, d'avoir nommé cet espace public "Allées Maurice Blanc". J'espère que Les Seynois, ceux qui habitent et ceux qui habiteront ici, comprendront tout le sens de cette dénomination. S'ils ont répondu à notre invitation et bien, je leur dis sincèrement qu'ils sont les bienvenus...

Vous me connaissez, je n'aime ni les faux-fuyants, ni les non-dits. Tous les changements urbains que nos prédécesseurs ont massivement et rapidement voulu ou accepté dans cette ville, nous ne les aurions pas tous choisis...

Nous sommes même en train de modifier le plan local d'urbanisme pour que La Seyne et ses habitants, tous ses habitants, du nord au sud, anciens et nouveaux, pour que leur environnement et le juste équilibre de leurs quartiers, soient respectés. Simplement respectés.

Je ne veux pas m'étendre sur le sujet. Ce n'est pas le moment. Mais je tenais à le dire parce que la vie quotidienne de bien de nos concitoyens, et la vie tout court, même, en dépendent.

Je tenais à le dire aussi parce que, lors d'une cérémonie où l'on rend un hommage au militant et au maire que fut Maurice Blanc, on ne peut pas ne pas évoquer ces questions graves que sont les choix politiques que l'on doit faire pour une ville...

C'est aussi une façon de dire que des hommes comme Maurice nous inspirent, dans cette direction et dans ces choix.

Alors, aujourd'hui c'est la fête, la fête du mail. La première sans doute d'une série de manifestations qu'il faudra organiser ici, pour que ces allées, qui font penser à un petit bout des fameuses "ramblas" de Barcelone, vivent et deviennent un lieu de rencontre, un lieu de vie, tout simplement.

Et pour organiser cette fête, Constructa et Eiffage, les promoteurs de Porte Marine, ont souhaité être partenaires de la ville... Je crois qu'ils ont bien compris qu'il fallait faire que l'espace public, devant leurs constructions, s'anime et soit peu à peu un nouveau bien commun des Seynois. Et je les en remercie...

Bref, ce week-end, nous avons voulu dire et partager des choses importantes. Nous ne sommes qu'au début d'une nouvelle façon de considérer cette ville et son avenir.

Si je tiens tellement à ce que l'on parle de nos racines, de notre patrimoine ouvrier et industriel, ce n'est pas de la nostalgie. Celles et ceux qui y verraient l'expression de ce médiocre sentiment se trompent lourdement.

Non, j'évoque tout cela, et je le ferai inlassablement, pour indiquer, au contraire, avec force, que La Seyne est toujours active. Que des chefs d'entreprises, que des salariés, y ont encore et toujours envie d'y travailler, d'y vivre, d'y créer de la valeur... Comme ceux des chantiers.

Hier, il y a eu 120 ans jour pour jour que La Seyne a été dénommée officiellement "La Seyne-SUR-MER". Le document officiel, notre service des archives l'a découvert très récemment, est daté du 26 juin 1889.

Cela a vraiment du sens, car la mer est notre point commun.

La mer, c'est le tourisme et l'industrie, c'est la haute plaisance mais c'est aussi l'aquaculture, c'est la croisière et la recherche scientifique...

Aujourd'hui, qui sait qu'à La Seyne, au large, des scientifiques observent l'espace depuis le fond de la mer. C'est le projet Antarès, le plus important au monde dans ce domaine... Qui sait que le sous-marin "Pourquoi pas" avec son robot Victor qui recherchent les boites du Boeing Rio-Paris est une réalisation d'Ifremer, l'un des établissements scientifiques et technologiques seynois tournées vers la mer ?

"La mer pour tous, une ville pour chacun"... Cette expression a grand sens.

Elle signifie que nous avons des atouts à jouer, ensemble, elle signifie aussi que nous devons parvenir à gérer la ville en écoutant et en respectant chacun de ses habitants.

Pardonnez ces quelques digressions, mais je tenais à resituer le geste que nous accomplissons aujourd'hui dans un contexte plus large...

Eliane, Marjorie, Aurélien... Louis... Mesdames, Messieurs, chers amis,

Nous allons ensemble si vous le voulez bien dévoiler une modeste stèle qui marque ce lieu du nom d'un homme que nous n'oublierons jamais, Maurice Blanc...

...cordialement...Nicky...

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Andree
Visiteur


Date du message : lundi 29 juin 2009 à 19h32


et bien, c'était un très beau discours, et honnête. Quand c'est pas bien, on sait le dire, mais quand c'est bien il faut le dire aussi. Merci Monsieur le Maire

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tata
Visiteur


Date du message : lundi 29 juin 2009 à 20h28


la parlotte c'est pas compliquée pour que ça soit bien
les actes c'est autre chose

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Andree
Visiteur


Date du message : lundi 29 juin 2009 à 20h31


dans le cas présent, la "parlotte" vaut acte, n'en déplaise

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tata
Visiteur


Date du message : lundi 29 juin 2009 à 21h01


acte de quoi

du concret
que les promesses soient tenues

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Andree
Visiteur


Date du message : lundi 29 juin 2009 à 21h02


quelles promesses?

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tata
Visiteur


Date du message : lundi 29 juin 2009 à 21h52


celles faites pendant la campagne tout simplement

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azertuyop
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Date du message : lundi 29 juin 2009 à 23h24


Tu peux nous les rappeler s'il te plaît.

l'aiguillon

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baumugne
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Date du message : mardi 30 juin 2009 à 14h12


Une promesse électorale ? Je m'en souviens au moins d'une qui est en passe d'être réalisée, c'est celle de la révision du plan d'occupation des sols...
Il y avait urgence devant la dilapidation du foncier de la commune et le n'importe quoi des constructions d'immeubles.
Et ça, ce sont des actes... Donc acte.
Pour le reste, reste encore un peu de temps....

baumugne