L'association APEA joue un rôle « déterminant »

Photo : Éric Estrade
La sous-préfète, Caroline Gadou, a visité les locaux de l'APEA en centre-ville et à Berthe. L'occasion de discuter avec les éducateurs et les familles suivies.
L'APEA (Association de prévention et d'aide à l'insertion) mène des actions très importantes sur la ville. C'est un partenaire sur lequel l'État s'appuie pour aider les personnes en grandes difficultés et apaiser les tensions en cette période de crise », commentait la sous-préfète en charge de la politique de la ville et de l'emploi, Caroline Gadou, lors de sa visite au siège de la structure, en toute fin de semaine dernière.
De fait, l'APEA participe au maintien d'une certaine « paix sociale » dans les quartiers sensibles. Elle l'avait notamment démontré, aux côtés d'autres associations, lors des violences urbaines de 2005, qui avaient eu relativement peu d'incidences sur le quartier Berthe.
A La Seyne et à Six-Fours
C'est surtout dans ses missions de prévention et d'insertion que l'association, la plus importante de la ville dans ce domaine, se montre d'une indéniable efficacité. Elle intervient sur des publics en difficulté de tous les âges et aborde les problématiques à la fois sociales, professionnelles, médicales, de logement, etc.
L'APEA possède deux structures à La Seyne (centre-ville et Berthe), une à Six-Fours et une permanence au Beausset. Une équipe de près de cinquante professionnels reçoit le public dans les différents points d'accueil et travaille aussi directement dans la rue au contact des jeunes et des familles.
En 2008, 4 123 personnes ont été suivies par ses soins, dont 82 % de Seynois.
« Notre objectif est de proposer un véritable accompagnement personnalisé et pas une juxtaposition de services », précise le directeur de l'association, Hervé Naccache. La représentante du préfet a salué « le rôle déterminant de cette association même si les budgets sont beaucoup plus difficiles à boucler et que tous les financements publics ne sont pas maintenus ».
Baisse des crédits
L'APEA doit faire face à une baisse des crédits. L'apport de l'État a légèrement diminué (1 300 euros en moins entre 2008 et 2009). L'aide du conseil général, surtout, fait défaut, chutant de 116 000 euros cette année. Conséquences : une coupe de près de 80 000 euros dans le budget et une réduction des effectifs, avec la perte de quatre postes équivalents temps plein.
Une situation qui préoccupe Jocelyne Léon, adjointe à l'action éducative. En 2009, la ville a accru sa subvention de 25 700 euros, sans que cela ne compense le désengagement du Département. « Le conseil général avait déjà lourdement baissé sa subvention au cours de l'année dernière. Or, l'APEA mène un travail de service public. Moins d'emploi pour l'association, cela veut dire moins de prise en charge pour les personnes en difficulté », souligne-t-elle.
source: Marielle Valmalette - var matin


