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Nicky
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Date du message : jeudi 30 juillet 2009 à 00h20


Le chantier du « Suffren » préoccupe les riverains


Photo : Dylan Meiffret
Propriétaire de deux maisons voisines du chantier, Laurence Breton a alerté les services municipaux sur les conditions de sécurité qui, selon elle, « ne sont pas respectées par le promoteur ».
Nuisances : Les riverains de l'avenue général Carmille se plaignent des gênes occasionnées selon eux par la construction de la résidence de 117 logements

Il y a quelques semaines encore, les riverains du bas de l'avenue général Carmille jouissaient du calme de ce quartier pavillonnaire. Même s'ils savaient que cela ne durerait pas. Le terrain situé en face des HLM Saint-Antoine est depuis quelques années la propriété du promoteur « Bouwfonds Marignan » (1) qui a lancé, en juin, les travaux de construction de la résidence « Le Suffren ».

Le bâtiment de cinq étages accueillera 117 appartements, prévus à la livraison pour le second semestre 2011. Ce projet immobilier, dont le permis de construire a été délivré par la précédente municipalité, cause aujourd'hui bien du tracas aux riverains. En particulier à Laurence Breton, voisine la plus proche du chantier.

Bruit et poussière

Celle-ci est propriétaire de deux maisons, construites côte à côte en bordure de l'avenue général Carmille. L'une des villas est occupée par des locataires, dont le portail et la terrasse donnent directement sur le chantier. Lorsque les ouvriers sont à pied d'oeuvre, « le bruit est assourdissant. C'est comme ça de 7 h à 16 h, non stop, précise Laurence Breton, c'est infernal ».

En outre, les engins creusant et retournant la terre provoquent de gros nuages de poussière. « On ne peut manger sur la terrasse, ni profiter de la piscine », confie encore Mme Breton. Elle a aussi constaté que le « puits de la propriété est bouché, sûrement à cause d'un pieu (du chantier voisin) mal planté ».

Et avant-hier, la jeune propriétaire a découvert une fissure sur la façade de l'une de ses maisons. « Je pense que c'est à cause des fondations qu'ils sont en train de faire. Le promoteur me certifie qu'il y a eu un constat d'huissier avant les travaux, mais personne n'est venu chez moi et je n'ai pas de trace de ce document », poursuit-elle.

Conditions de sécurité

La voisine du chantier estime surtout que « les conditions de sécurité ne sont pas respectées ». Si le chantier est bien délimité par du grillage, il empiètrerait sur la servitude de passage qui dessert l'une des maisons de Laurence Breton. A certains endroits, la clôture est même vacillante. « Il devrait y avoir quatre mètres de large pour laisser le passage accessible aux pompiers. Ici, ils ont mis leur grillage à moins d'un mètre », souligne encore Laurence Breton.

Quant aux résidences de « La Palmeraie », situées juste derrière le chantier, leur accès piéton depuis l'avenue principale a tout bonnement été bloqué. De nombreux habitants des bâtiments A et B s'en sont d'ailleurs plaints auprès de leur syndic.

Alertée par les habitants du quartier, la municipalité a dépêché sur place, hier matin, deux agents du service de la prévention des risques et un autre de la police de l'environnement, venus constater les nuisances.

Le promoteur s'est engagé auprès de la mairie

« Pour ce qui est du bruit et de la poussière, on ne peut pas faire grand-chose. En revanche, la Ville doit veiller à ce que les conditions de sécurité soient respectées. On a demandé au promoteur de rétablir un passage accessible aux véhicules de secours et il s'y est engagé », commente l'adjoint à l'urbanisme, Claude Astore.

Laurence Breton, elle, réclame la suspension des travaux au mois d'août et menace de « déposer un référé au tribunal administratif, si les nuisances se poursuivent ».

1. Var matin a tenté de joindre hier les responsables de « Bowfonds Marignan », mais en l'absence du directeur régional, aucun interlocuteur n'a pu leur répondre.
source: mvalmalette - var matin

...cordialement...Nicky...