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Nicky
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Date du message : mercredi 5 août 2009 à 02h38


L'association de défense des locataires obtient satisfaction


Photo : Dylan Meiffret
Une délégation de la Confédération nationale du logement a été reçue par la directrice adjointe de « Terres du sud habitat », Jenifer Deli. Celle-ci a annoncé des mesures pour contrôler l'entretien du parc HLM.
Le mois de juillet n'a pas été synonyme de vacances pour les représentants des locataires du parc HLM. La Confédération nationale du logement (CNL) a passé tout le mois à faire signer, dans toutes les cités, une pétition pour dénoncer le mauvais entretien des bâtiments et des espaces extérieurs.

Jeudi dernier, une délégation de 10 représentants des amicales CNL, emmenée par la présidente du comité varois Martine Santini, a remis la pétition - paraphée par 568 locataires - à la directrice adjointe de « Terres du sud habitat » (1), Jenifer Deli.

« Le même seau pour toute la tour »

Début juillet, la CNL organisait un tour de table avec ses représentants pour faire remonter les problèmes liés, selon elle, à un certain laxisme de « Terres du sud habitat » en matière d'entretien du parc HLM.

« Voilà 30 ans que j'habite au Messidor et je n'ai jamais vu la cité aussi mal entretenue », se plaint Jean Navarro, responsable de l'amicale CNL du Messidor. « Les halls d'entrée et les cages d'escalier en général ne sont pas propres. Les femmes de ménage utilisent le même seau pour toute la tour... », explique Martine Santini. Quant aux espaces verts, la CNL remarque que l'entretien est « aléatoire ». « Il y a des coins où on peut mettre le feu facilement parce que les herbes hautes et sèches n'ont pas été coupées. C'est grave », souligne Lucienne Pérez, représentante CNL au Floréal. Dans d'autres quartiers, l'herbe serait bien coupée mais ramassée plusieurs jours après.

En fait, la CNL réclame un contrôle plus assidu des entreprises et des employés de « Terres du sud habitat », qui se partagent l'entretien des logements sociaux. Selon elle, « c'est le manque de suivi » qui mécontente surtout les locataires. « On veut bien payer des charges mais il faut qu'elles soient justifiées », résume Lucienne Pérez.

Contrôles systématiques

De son côté, la directrice adjointe de « Terres du sud habitat », Jenifer Deli, estime que la CNL généralise des cas isolés. « Au Prairial B3, tous les locataires ont signé la pétition. J'y suis allée il y a quelques temps, ce n'était pas sale... À part l'ascenseur qui sentait l'urine. Mais comment empêcher les gens d'uriner dans l'ascenseur ? »

Prenant au mot l'association de défense des locataires, Jenifer Deli a envoyé une équipe contrôler les espaces verts qui, selon la CNL, ont été laissés à l'abandon. « On y est allé et on est revenu bredouille », commente-t-elle. Quant aux femmes de ménage, elle répond, non sans ironie, que « c'est le même personnel que sous la précédente municipalité... »

Malgré tout, le bailleur a décidé de prendre des mesures. « On va informer les locataires par voie d'affichage des jours de passage des équipes d'entretien et contrôler - avec la CNL dans un premier temps - après chaque passage. Si le travail est mal fait, on mettra des pénalités aux entreprises. Si à certains endroits il faut rajouter une tournée, on le fera. Mais ce sera forcément à la charge des locataires », explique Jenifer Deli.

Car plus il y a de prestations, plus les charges augmentent. Ce qui rend la marge de manoeuvre mince pour « Terres du sud habitat », dans la mesure où le bailleur a affaire à des locataires aux (très) faibles ressources.
1. Ex-Office public municipal HLM.
source: Marielle Valmalette - var matin

...cordialement...Nicky...