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Nicky
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Date du message : dimanche 9 août 2009 à 05h50


Les collines de Tamaris oubliées des bus


Photo : Infographie J.-P. Demai
Les lignes de bus 83 et 81 contournent les collines de Tamaris sans les traverser.
Sur les hauteurs du quartier, des centaines d'habitants n'ont pas accès aux dessertes. Le comité d'intérêt local des Sablettes monte au créneau. Depuis l'appartement de Marie-Annick Obach, dans la résidence « Tamarissime 2 », la vue sur la baie est imprenable. Cette jeune retraitée, présidente de l'Association syndicat libre (1) et membre du comité d'intérêt local (CIL) des Sablettes et environs, coule ici des jours heureux. Le quartier est calme, agréable, la résidence confortable et sécurisée. Mais il manque un élément, essentiel aux yeux des riverains : une ligne de bus.

L'avenue de la Grande Maison (côté Tamaris) prolongée par l'avenue des Collines de Tamaris (qui rejoint le boulevard de la Corse Résistante), n'est pas empruntée par les transports en commun. Sur la carte du réseau Mistral, on voit d'ailleurs le « trou » laissé par les lignes 83 (Léry/Sablettes) et 81 (Langevin/Fabrégas) qui contournent la colline sans la traverser. Résultat : plusieurs centaines de logements sont tenus à l'écart des lignes de bus.

Grimper une côte à pied, ça use, ça use...

« Les personnes âgées qui ne sont pas motorisées doivent monter la côte à pied. Si en plus elles ont fait quelques courses, vous vous rendez compte de l'effort qu'elles doivent fournir ! Il y a des gens qui vendent leur appartement parce qu'ils se retrouvent isolés ici, sans transport en commun », explique Marie-Annick Obach.

De même, « l'école maternelle des Collines de Tamaris n'est pas desservie par les bus. Du coup, les mamans font le trajet à pied avec leur poussette. Et quand il faut remonter la côte pour rentrer chez soi, c'est très pénible », poursuit-elle.

Juste en bas de la colline, sur la corniche de Tamaris, se trouve le ponton du bus maritime.

Un mode de transport bien pratique - et plus écologique que la voiture - pour se rendre à Toulon. Mais là encore, les habitants du quartier ne peuvent en profiter pleinement, selon Marie-Annick Obach : « Les gens sont obligés de prendre leur voiture juste pour se rendre au ponton. Comme il n'y a pas de parking, ils se garent n'importe où sur les trottoirs ».

Le président du CIL, Roger Ghibaudo, confirme que « les habitants du quartier sont pénalisés. Beaucoup de gens m'ont demandé d'intervenir auprès de la communauté d'agglomération ».

Déjà une pétition en 2007

Depuis deux ans, l'Association syndicat libre et le CIL ont multiplié les démarches pour se faire entendre. Une pétition recueillant près de 200 signatures avait été envoyée en 2007 au précédent maire, Arthur Paecht, qui avait fait suivre à TPM, compétente en matière de transports sur l'agglomération. « À l'époque, le maire nous avait fait savoir qu'une étude devait être lancée sur le secteur de Tamaris. Puis nous n'avons plus eu de nouvelles », précise Mme Obach.

Plusieurs courriers émanant du CIL des Sablettes ont été adressés à Yannick Chenevard, délégué aux transports à TPM. Celui-ci a répondu, en juin 2008, que « compte tenu du développement récent et important de l'urbanisation de ce secteur, ce dernier fera l'objet d'une prise en compte dans nos études prospectives que nous sommes en train de relancer ».

Le CIL ne parvient pourtant pas à obtenir plus d'information sur cette fameuse étude. Quant à Yves Gravory, conseiller municipal représentant la ville de La Seyne à la commission « transports » de TPM, il affirme ne pas être au courant du dossier... Justement, la prochaine commission des transports - qui se tient deux fois par an - se réunira en septembre. Les habitants des collines de Tamaris n'ont plus qu'à espérer que le sujet soit évoqué lors de cette séance.

1. Le « Tamarissime 2 », « Villas Eugénie », « Les terrasses de Tamaris », qui comptent 175 logements.
source: var matin

...cordialement...Nicky...