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Nicky
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Date du message : mercredi 12 août 2009 à 03h11


L'office HLM « Terres du Sud Habitat » en cours de privatisation ?


Photo : Éric Estrade
Même s'il ne l'a pas souhaité, le maire et président de l'office, Marc Vuillemot, espère que la structure saura profiter de cette réforme voulue par le gouvernement. Et compte notamment sur un savoir-faire désormais connu et reconnu (ici, la nouvelle résidence du « Hameau des Romanes », avenue Gramsci, qui sera inaugurée dans quatre semaines.

L'office public de l'habitat a été rebaptisé, et vit de « profonds bouleversements », comme l'ouverture à la concurrence. Débat au sein de la majorité municipale. Après l'OPHLM rebaptisé OPH
(1) depuis l'été dernier, l'office porte désormais le nom de « Terres du Sud Habitat ». Un joli patronyme, digne de promoteurs immobiliers. Propre en tout cas à faire naître l'inquiétude chez de nombreux élus communistes de la majorité.

« Ce changement de nom est la conséquence d'une réforme de la majorité nationale que nous, majorité municipale, ne souhaitions pas, explique le maire Marc Vuillemot, également président de l'office. On constate sur le fond que trois millions de Français sont mal logés, ce qui est particulièrement vrai dans le Var et dans l'agglomération toulonnaise, où de nombreuses mairies ne font pas les efforts nécessaires. Il aurait donc été naturel que le service public de l'habitat ne soit pas atteint dans son fonctionnement... »

Depuis août 2008, les structures « OPHLM » ont disparu, remplacées par des OPH, (Office public de l'habitat), établissements publics à caractère industriel et commercial. L'OPH de La Seyne s'appelle donc désormais « Terres du Sud Habitat ». Cette réforme du gouvernement entraîne, selon Marc Vuillemot, de « profonds bouleversements dans l'organisation même des structures ». Concrètement, les personnes embauchées ne sont plus fonctionnaires, tandis que le personnel a le choix entre le rester ou dépendre du privé.

Carence de logements sociaux

Surtout, l'office voit ses missions élargies, s'ouvre à la concurrence et est amené à travailler en dehors du territoire communal. « D'où notre volonté de changer de nom pour qu'il ne soit plus limitatif à la seule commune de La Seyne, même si bien évidemment le parc de logement social de La Seyne demeure et de loin notre mission essentielle », révèle Joël Canapa, directeur de « Terres du Sud Habitat ».

N'ayant de toute façon pas le choix, la municipalité et l'office valident donc cette mutation. Et tentent d'en tirer le meilleur parti. « La carence en logements sociaux dans le Var et singulièrement dans l'agglo toulonnaise est un frein important au développement de l'activité économique, et une atteinte à la dignité humaine », estime ainsi le maire. « L'office doit logiquement prendre toute sa place dans la satisfaction de ces besoins de première nécessité ».

Le premier magistrat rappelait que « le redressement de l'OPH est maintenant une réalité », observant que « son savoir-faire est aujourd'hui nationalement reconnu », comme en témoignent les fonds récemment reçus dans le cadre du Plan de relance.

L'office a également récemment reçu les labels « Qualitel », « HPE » (Haute performance énergétique) et « BDM » (bâtiments durables méditerranéens). Comme pour mieux s'armer avant d'affronter la concurrence.

Présentée lors de la dernière séance du conseil municipal, la délibération entérinant ce changement d'appellation faisait toutefois grincer les dents de plusieurs membres de la majorité (lire ci-dessous).

Pour l'adjoint à la politique de la ville, Rachid Maziane, ce changement de nom peut donner « les outils à l'office pour montrer notre volonté en matière de logement social à l'échelle de l'agglomération ». Marc Vuillemot notait enfin, comme peut-être pour mieux se convaincre lui-même, que cet élargissement des compétences de l'office, « un outil qui marche, peut aussi permettre de conforter l'équilibre structurel atteint cette année ». Sans pour autant obtenir les suffrages de tous ses conseillers municipaux.

... @ suivre ...

...cordialement...Nicky...

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Nicky
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Date du message : mercredi 12 août 2009 à 03h12


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Grincement de dents au conseil municipal

«Je la voterai, car nous n'avons pas le choix, mais cette quasi-privatisation d'un service public est un véritable crève-coeur, déclarait ainsi Philippe Mignoni, deuxième adjoint, à l'heure du vote de la délibération. La question du logement n'est pas réglée en France, et je dénonce avec force les élus qui s'obstinent à ne pas vouloir de logements sociaux chez eux. Il faudrait que les amendes soient réellement dissuasives, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. »

« Conscience et convictions »

Christine Sempéré (adjointe aux affaires scolaires) soutenue par Jo Pentagrossa (adjoint aux finances), « sans faire d'opposition au maire », expliquait « ne pas pouvoir voter cette délibération par respect pour ma conscience et mes convictions. »

Rachid Maziane, adjoint à la politique de la ville, soulignait les contradictions du gouvernement sur le sujet : « politique ambitieuse en matière de logements, mais budget à la baisse et mainmise sur le 1 % logement, ou encore retrait progressif de l'état des offices de l'habitat alors qu'entre en vigueur la loi Dalo ». Il ajoutait « qu'au niveau local, on constate en partie un transfert de la politique de l'habitat vers l'agglomération. Mais on manque de lisibilité et de clarté en la matière, et il est temps qu'un vrai débat de fond sur le logement social ait lieu à l'échelle de TPM ». En conséquence, l'élu estimait le vote de cette délibération « importante », permettant à La Seyne de mieux faire entendre sa volonté sur la question.

La délibération était finalement votée par 35 voix pour et 4 blancs.

« Montrer notre volonté en matière de logement social à l'échelle de TPM »
1. Office public d'habitations à loyer modéré, puis Office public de l'habitat.
source: P. Zamari - var matin

...cordialement...Nicky...