GAMBISTORTI a écrit : Histoire de minot seynois vers 1950.
Ma femme vient de m'engueuler parce que je suis pieds nus et ça me rappelle une anecdote.
Vers 1950, avec les autres "moussis" de Barban nous restions tout l'été les pieds nus. Nous avions bien des sandales mais c'était comme ça. On courait toute la journée sur les chemins de terre et il nous était devenu de la corne. La suite à demain
Je reprends
Nous courions donc tout l'été les pieds nus (déjà dit), il nous arrivait de marcher quelquefois sur un débris de verre, des cailloux pointus, toutes sortes de saloperies mais quelle importance..le soir on se lavait les pieds dans la bassine, un peu de mercurochrome et au plumard, sans même regarder la télévision.
Par défi j'ai grimpé un jour sur un pin cerclé d'un fil de fer barbelé posé là durant la guerre par les boches pour empêcher d'éventuels ennemis d'y grimper mais moi je l'ai fait.
La montée s'est passée sans ennui, pari gagn mais lla descente hélas fut dramatique, j'avais oublié le barbelé. Conclusion, une profonde estafilade au genou dont je porte encore aujord'hui la cicatrice.
J'ai rendu visite plus tard à mon arbre, espérant toutefois qu'il eut été coupé mais non, il est toujours là, bien présent et toujours droit.
Il a grossi depuis, il a pris du diamètre, le barbelé a été avalé mais il reste toujours sur ce tronc cette marque du passé.
NB. Rectification importante.Nous ne regardions pas la élévision puisqu'elle n'était pas encore inventée 