
Le quartier Barban de ma jeunesse a bien changé aujourd'hui et les champs, les vergers et les vignes ont laissé place aux nombreuses villas, aux piscines.
Qui dit vigne dit naturellement vendanges et chaque année dés fin septembre tout ce que le quartier comptait d'âmes valides était "convié" à cette fête.
Le proprio organisait les équipes à sa façon, qui couperait les grappes (c'était surtout les femmes), qui était préposéà tourner la manivelle du pressoir et enfin, qui serait désigné pour transporter les cornues.
Là, c'était l'affaire des hommes, des durs, des musclés et pas des squincholes.
Et toute la matinée ce beau monde coupait, tournait la manivelle, transportait les cornues mais aussi pour se raconter des histoires et chanter aussi et tout ceci pour faire oublier le mal au rein ou les ampoules aux mains.
Un jeu faisait fureur dans les rangées c'était la moustrouille. Ne cherchez pas ce mot dans le Larousse, il n'y est pas encore.
Une "moustrouille" consiste à barbouiller le visage avec une grappe de raisin noir une personne de votre entourage qui est de préférence une jeune fille.
Bon, c'est midi....la patronne sonne enfin le rassemblement pour le repas. Un repas de vendange c'est un repas de communion mais sans communiant c'est le moment le plus important de la vendange et c'est le moment ou l'on va apprécier les raviolis et le lapin en beignet et communier avec un bon coup de ratafia.
"Oh braves gens!!!!!!!!! il est 3 heures et y a encore quelques rangées à vendanger, alors, en piste, on finit vite et après on fait la fête......."



