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Nicky
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Date du message : vendredi 2 octobre 2009 à 00h05


Les salariés de l'entreprise PIP soutenus par un syndicat


Photo : Dominique Leriche
Malgré la certitude d'un plan de restructuration, et donc de licenciements, la direction de PIP a affirmé que « rien n'est encore défini » lors du dernier comité d'entreprise. Hier au siège, la CFDT est allée à la rencontre des salariés.
Les drapeaux orange de la CFDT ont fleuri le long de plusieurs avenues de la zone des Playes. Hier, le syndicat a investi les lieux, pour une action auprès des salariés de Poly Implant Prothèse (PIP).

L'entreprise seynoise, qui emploie 120 personnes, fut le leader européen des prothèses mammaires. Aujourd'hui, PIP fait face à de graves difficultés, dont « un passif de 6,8 millions d'euros », une procédure de sauvegarde ouverte en mai 2009 et la « perspective d'un plan social » à court terme, selon le syndicat. Si ce n'est « un redressement judiciaire ».

Omerta sur les droits

« La difficulté, c'est qu'il n'y a plus de dialogue social dans beaucoup d'entreprises et c'est le cas à PIP », annonce d'emblée Joana Kerly-Ayllon, secrétaire de la CFDT, branche chimie énergie dans la région. « Les salariés et les délégués du personnel subissent une omerta sur leurs droits et sur le devenir de l'entreprise ».

Cette « technique patronale » permettrait de gagner du temps. « C'est exactement ce qui se passe à PIP », précise Éric Mariaccia, le délégué syndical maison. « Nous n'avons pas pu obtenir les documents que la direction devait nous communiquer. On ne sait pas combien de salariés vont être licenciés dans le plan de restructuration. Le comité d'entreprise extraordinaire prévu le 7 octobre a été annulé ». Sans autre date confirmée. Peut-être le 14 octobre.

Une course contre la montre

Pour les délégués CFDT, la course contre la montre est engagée. L'échéance des licenciements ne fait guère de doutes, « en une ou plusieurs vagues ». Le 3 novembre prochain, le tribunal de commerce de Toulon examinera la situation de PIP. L'une des hypothèses est « un redressement judiciaire ».

« C'est le but de la direction, afin de ne pas supporter le coût des licenciements », avance la CFDT. « Dès lors que PIP serait en redressement, plus question de négocier avec les salariés. Ils auront le minimum légal, c'est-à-dire quasiment rien ».

Pour les militants CFDT venus d'autres entreprises de la région, « les salariés de PIP ont un mois pour se bouger, après il sera trop tard, ils seront obligés de signer ce qu'on va leur proposer ». À savoir, 1/20e de salaire par année d'ancienneté : le parachute n'est pas doré.

La direction n'a pas voulu rencontrer le syndicat de toute la journée, comme elle a refusé de répondre à nos questions et nous a intimé l'ordre de quitter le parking où la CFDT menait son action.

« Les salariés doutent, attendent, se recroquevillent, puis, au moment du licenciement, c'est sauf-qui-peut. Mais ce n'est pas comme ça qu'on construit un rapport de force. Un patron agit différemment quand la moitié de ses salariés est syndiquée. Quel que soit le syndicat ! C'est ça qu'il faut comprendre », lâche Joana Kerly-Ayllon.
source: Sonia Bonnin - var matin

...cordialement...Nicky...