Un Seynois menace et insulte des policiers : 10 mois ferme

À 33 ans, le casier judiciaire de Victor M. est copieusement garni. Sans emploi, domicilié chez ses parents, ce petit homme qui parle avec les mains s'est bâti sur mesure un CV qui recense six condamnations. Outrages, violences, dégradations : il n'a pas qu'un seul sujet de prédilection délictuelle.
Ce mardi, il était cité à comparaître pour avoir, le 22 mai dernier, cassé une porte-fenêtre chez son ex-petite amie, mais aussi pour des outrages et des menaces de mort proférées à l'encontre de fonctionnaires de police. Ce jour-là, la police est alertée par Mme G., d'un différend avec son ex-compagnon. Les policiers se rendent sur place. La femme souhaite apaiser le conflit. Les enquêteurs repartent. Mais ils devront venir une seconde fois. « Là, vous les avez copieusement insultés. Ils ont dû vous menotter », précise la magistrate.
Assurant seul sa défense, l'homme ponctue chaque phrase d'une grossièreté ; obligeant la présidente à lui rappeler les bonnes manières.
« Les condés m'ont frappé », explique-t-il. « Vous aviez bu et vous les avez menacés. Avez-vous porté plainte pour ces violences que vous alléguez ? » Il mentionne alors les deux jours d'interruption temporaire de travail (ITT) accordés par le médecin qui l'a visité lors de sa garde à vue.
« Mais il a fallu déployer une force particulière pour vous maîtriser ! » relève la représentante du parquet. Le tribunal est resté sourd aux explications du prévenu. Il a prononcé une peine de dix mois ferme, sans mandat de dépôt.
source: P. POLETTO var matin




