Expulsions locatives : bientôt la trêve hivernale

Les expulsions locatives sont interdites du 1er novembre au 15 mars. Un frêle sentiment de sécurité qui ne doit pas faire oublier aux locataires menacés que les procédures judiciaires, elles, ne sont pas interrompues.
117 locataires ont été expulsés avec le concours de la force publique cette année dans le Var. Pour éviter d'en arriver là, des solutions existent. Beaucoup de précarité. Parfois aussi de la mauvaise foi. Ou juste de la mauvaise gestion. Chaque année dans le Var, environ 900 locataires sont assignés devant un juge pour impayés de loyers.
Toutes les procédures n'aboutiront pas à une décision d'expulsion, l'ultime étape d'un long processus qui peut durer des années.
« Une situation d'échec »
« Quand on en arrive là, on ne peut que constater une situation d'échec », regrette Caroline Gadou, sous-préfète de Toulon chargée de mission pour la Politique de la ville. A 117 reprises cette année, contre 154 l'an passé, le concours de la force publique a ainsi dû être octroyé pour « faire appliquer des décisions de justice ». Comme avant-hier à La Seyne, où une mère de famille, redevable d'une dette de 18 000 euros, a été expulsée... plus de deux ans et demi après la décision de justice (voir article - cliquez ici).
Règlements à l'amiable
A l'approche de la trêve hivernale (du 1er novembre au 15 mars), durant laquelle tout délogement est proscrit, « la pression des bailleurs s'accroît », reconnaît Caroline Gadou. Mais pas forcément le nombre d'expulsions avec concours de la force publique, qui concernent « une minorité » de locataires en difficulté.
Les règlements à l'amiable se révèlent ainsi plus nombreux : déjà 145 rien que sur le premier semestre. « Il m'est arrivé à plusieurs reprises de suspendre une expulsion, affirme la sous-préfète, par exemple lorsque la famille était sur le point de trouver une solution de relogement. »
source: var matin



