Pas plus de cambriolages ici qu'ailleurs

Photo : Éric estrade
Les commerçants continuent de demander une présence policière plus visible, mais surtout régulière, « de façon à contrer la petite délinquance ».
La délinquance de proximité et les effractions n'ont pas augmenté par rapport à 2008
Déçus. Les commerçants qui sont allés en mairie mercredi soir pour exposer leurs difficultés sont restés sur leur faim. Ils prennent bonne note « des efforts de chacun », mais ils ont aussi bien noté que « tout se fera à moyens constants ».
Ce sera le cas pour la police municipale comme pour la nationale, même si chaque corps promet « d'intensifier les rondes de nuit » ou « d'orienter les patrouilles sur les créneaux et lieux sensibles ».
Réaction d'un restaurateur, cambriolé deux fois en quatre jours, « Je ne suis pas un paranoïaque de la sécurité, mais il ne faut pas lésiner sur ce thème, c'est un pilier du commerce local ».
Pour l'association Vitrines seynoises, son responsable Christophe Chabert répète, « On demande aussi une intervention pour les incivilités quotidiennes. Il faut montrer qu'on ne laisse rien passer ».
Recrudescence ponctuelle
Le commissariat confirme « une recrudescence ponctuelle des cambriolages. Mais ce n'est pas propre à La Seyne, et les domiciles des particuliers sont aussi touchés ». Selon le directeur départemental de la sécurité publique, Lucien Pourailly, « 36 cambriolages de commerçants ont été commis entre janvier et septembre 2009 à La Seyne. C'est un peu moins que l'année précédente, il y en avait 39 ».
Rien qu'en octobre, le seul centre-ville compte au moins quatre cambriolages plus un vol à main armée.
« Les patrouilles à pied ciblent le centre, mais aussi les Sablettes et les zones commerciales », précise un officier de police. Mais rien de neuf dans le dispositif mis en place à la rentrée.
La délinquance de proximité (vols et cambriolages) « est stable en valeur absolue, 1 432 faits délictuels de janvier à septembre 2009, contre 1 410 sur la même période de 2008 », indique Lucien Pourailly, pour qui il n'y a « pas de flambée d'insécurité ».
Les commerçants redoutent que le centre-ville ne soit injustement stigmatisé. Eux qui justement se battent pour faire exister un commerce de qualité et de proximité.
source: Sonia Bonnin - var matin


