Rénovation du centre ancien : la commune recalée par l'État

Photo : doc. Dominique Leriche
La commune aurait pu bénéficier de 10 à 15 millions d'euros en plus pour rénover le centre ancien, finalement elle n'obtiendra que 1 à 2 M?.
Candidate au programme national de requalification des quartiers anciens dégradés, la ville ne bénéficiera que d'un accompagnement en ingénierie
En partie recalée. La commune de La Seyne ne bénéficiera pas de la « manne » promise par le gouvernement dans le cadre du programme national de requalification des quartiers anciens dégradés (PNRQAD). La nouvelle est tombée hier du secrétariat d'État au Logement et à l'Urbanisme. L'appel à candidatures avait permis d'identifier 87 projets. 25 communes ont été retenues dont 11 sur un périmètre restreint (notamment le quartier de la gare de Nice, seule ville de la région retenue avec Marignane). La Seyne sera simplement limitée à un « accompagnement en ingénierie ». « La Ville bénéficiera d'une enveloppe d'1 à 2 millions d'euros mais également de l'aide fiscale Malraux » (1), explique-t-on au secrétariat d'État.
« Notre dossier termine à la 27e position sur 25. C'est une déception mais ce n'est pas non plus une catastrophe. Nous avons toujours notre convention publique d'aménagement avec la Sagem (2). Et nous candidaterons une nouvelle fois l'an prochain, si le programme est maintenu », a réagi, hier après-midi, un haut cadre de la mairie.
1 à 2 M? au lieu de 15 M?
Marc Vuillemot était récemment monté à Paris pour plaider la cause de la commune. Le maire avait insisté sur la complémentarité de ce programme avec le plan de rénovation urbaine engagé à Berthe et la création d'un nouveau quartier à Porte Marine. D'abord optimiste, la Ville, mais aussi la préfecture, s'étaient montrées plus prudentes ces derniers jours.
La participation à ce programme aurait permis le financement de la réhabilitation de logements privés, de la production de logements sociaux et de l'aménagement d'espaces et de services publics. À ce titre, les 25 communes lauréates bénéficieront d'une aide de 10 à 15 millions d'euros.
380 millions d'euros seront ainsi alloués, au niveau national, par l'État. Selon le secrétariat d'Etat au Logement et à l'Urbanisme, cette aide, couplée aux avantages fiscaux, devrait, par effet levier, générer 1,5 milliards d'euros d'investissements. Reste à savoir désormais si la commune bénéficiera, l'an prochain, d'un éventuel second programme national.
1. L'aide fiscale « Malraux » permet une réduction d'impôt pouvant aller jusqu'à 40 % du coût des travaux de réhabilitation, sera également accordée, dans les conditions prévues par la loi, pour mobiliser les investissements privés.
2. Société anonyme gardéenne d'économie mixte.
source: Olivier Marino - var matin


