L'ex-marché floral accueillera bien le "Technopôle de la Mer"

Photo: Dominique Leriche
Robert Bénéventi s'est montré très didactique lundi soir, en exposant le bilan de la concertation et les conclusions du commissaire enquêteur pour faire adopter la révision simplifiée du POS. Seuls Mireille Peirano, Colette Marchal et Robert Brun, élus d'opposition, se sont abstenus parce que n'adhérant pas totalement au projet.
En adoptant lundi la révision simplifiée du POS pour l'aménagement du pôle terrestre du technopole de la mer, la commune a-t-elle tourné la page de son patrimoine agricole ? C'est en tout cas, le sentiment des élus d'opposition qui se sont abstenus, lundi soir, lors du vote de la délibération en conseil municipal.
Robert Bénéventi s'était pourtant employé, à la lecture des conclusions de l'enquête publique, à démontrer le contraire. « Le problème n'est pas la superficie de terres agricoles dans l'agglomération déclarait même Robert Bénéventi, mais les exploitants... »
Lancée en avril dernier, la procédure de révision du POS sur le quartier de La Cagnarde notamment, s'est achevée par l'enquête publique et la phase de concertation avec la population, dont les grandes lignes et les préoccupations ont été présentées aux élus. « La Ville a décidé de suivre l'ensemble des recommandations du commissaire enquêteur », précisait d'emblée le premier magistrat.
« Pourquoi tant de précipitation ? »
« Mais pourquoi tant de précipitation à aménager la base terrestre, quand la base mer (autour de Brégaillon à La Seyne Ndlr) n'en est encore qu'aux balbutiements ? » relevait l'élue d'opposition PS Mireille Peirano même si, en substance, chacun connaît la réponse : « le transfert de l'activité de DCNS depuis l'Arsenal du Mourillon ».
« DCNS semble en effet être un secret de polichinelle », lui répondait d'ailleurs Robert Bénéventi. « D'autres entreprises sont -elles intéressées ? » interrogeait encore la conseillère régionale. « Il y a des contacts », rassurait Robert Bénéventi. Avec des pépinières d'entreprise, une école supérieure « qui devrait amener un potentiel de 1 000 étudiants... Et dès que la révision du POS sera entérinée, les premières entreprises pourront s'installer. »
Il n'empêche, pour Régis Brun (PC), ce technopôle de la mer sacrifie le patrimoine agricole « même si certaines parcelles sont en friche », « alors que La Seyne était une ville à vocation industrielle ». Les exploitants seront en effet contraints de s'installer ailleurs sur la commue stigmatisait encore l'élu d'opposition PC.
« Nous allons travailler avec les exploitants »
Très didactique, Robert Béventi reprenait des propos préalablement tenus au cours des réunions publiques pour répondre à Robert Brun, mais également à Catherine Marchal (PS) qui soulevait de mêmes interrogations : « Une partie de ces terres n'est pas classée actuellement en zone agricole (...) Le site du technopôle ne compte que 2,75 hectares de terres dites agricoles (en englobant l'exploitation La Beaussetane Ndlr) sur les 35 hectares du technopôle (...) Nous allons travailler avec les exploitants afin de leur offrir les meilleures conditions de transfert d'activité. Je ne connais pas d'autres méthodes que se rencontrer, faire des propositions. Leur site de vente est attractif aujourd'hui ? Il faut qu'il le soit demain. L'objectif de la commune est de maintenir l'activité. »
Un argumentaire pas suffisamment pour convaincre les élus d'opposition. La délibération a été adoptée à l'unanimité moins 3 abstentions. Le technopôle de la mer peut à présent... sortir de terre.
source: Karine Michel - var matin



