La grève continue à Véolia

Photo : Dominique Leriche
Les salariés de Véolia propreté manifestaient devant le siège de la société, hier. Ils ont décidé de reconduire leur mouvement de grève, « et de bloquer les sites. Il n'y a plus aucune activité, sur aucune branche de Véolia ».
Sur leurs lieux de travail, ils se sont relayés toute la journée. Les salariés de Véolia propreté ont décidé, hier, de reconduire leur mouvement de grève, « et de bloquer les sites. Il n'y a plus aucune activité, sur aucune branche de Véolia ».
Hier matin, au siège social à La Seyne, les négociations avaient repris avec la direction régionale. Près de quatre heures de pourparlers autour des augmentations de salaire. En milieu de journée, les délégués de l'intersyndicale CFDT et CGT sortent de réunion pour rejoindre leurs collègu4es, aux portes de l'entreprise.
« Quoi ? 5 euros ? Ils nous donnent 5 euros ? », s'exclament des salariés remontés. « C'est 5 euros de plus pour la prime de qualité et 1,2 % sur le salaire, ce qui fait 25 euros brut par mois », précise Christophe Laguzzi, délégué CFDT, « 19 euros net ».
« Nous tiendrons »
Puis le directeur régional, Christophe Lahouze, vient à la rencontre des grévistes pour une discussion franche. « On ne pourra pas vous donner plus que l'année dernière. Le contexte économique n'est plus le même. Vos demandes ne sont pas en adéquation avec la réalité. Soyez raisonnables ».
Mais désormais, les salariés énoncent une revendication claire : « nous voulons 50 euros net de plus par mois ». A priori, impensable pour la direction, « ne demandez pas des choses irréalistes ». Le coeur des revendications reste les salaires. « À peine plus de 1 000 euros net par mois sans les primes », expliquent les grévistes. « On est déjà sous-payés, lance un chauffeur, faire grève, cela nous coûte. Mais il y a déjà eu des réunions qui n'ont pas abouti, alors nous tiendrons ».
Pour l'heure, les salariés ont obtenu une augmentation de 1,2 % sur les salaires, avec la promesse de rouvrir des négociations en septembre prochain. « S'ils le promettent pour septembre, qu'ils le fassent maintenant », répond un gréviste.
Les primes sont aussi un sujet de discorde. « Les critères d'attribution de ces primes sont trop stricts, nous voulons les renégocier », rajoute Christophe Laguzzi. « Au centre de tri, certains mois, personne n'obtient la prime de qualité », argumente un trieur. « Si un camion est refusé par un client, la prime de 65 euros saute pour tout le monde ».
Au centre de tri seynois, les salariés dénoncent une plus grande pénibilité des conditions de travail, « avant, nous sortions 2 tonnes à l'heure, maintenant, c'est facilement 5 tonnes. Les tapis vont trop vite, c'est beaucoup trop dur ».
Les négociations doivent reprendre ce matin. Les grévistes menacent d'organiser une opération escargot, entre La Seyne et Hyères... si leurs revendications n'aboutissent pas.
source: Sonia Bonnin - var matin






