Les installations du stade Léry tombent en ruine

Les douches du stade Léry sont délabrées, les portes des vestiaires ne ferment plus. Le préfabriqué est dans un état lamentable. À côté, le complexe livré en novembre nargue les installations vétustes du rugby.
Stade Léry, jeudi soir à 18 h. La lumière des projecteurs éclaire difficilement l'intérieur du vestiaire. Les cadets et les rugbymen de l'équipe B de l'USS, arrivés pour l'entraînement, se changent dans l'obscurité et dans le froid du vieux préfabriqué. Depuis plusieurs semaines, l'électricité est coupée, le chauffage ne fonctionne plus, la chaudière de la douche est cassée.
« C'est déplorable », lâche un joueur dépité. « La semaine dernière, Toulon est venu jouer. Ils sont repartis sans prendre de douche », témoigne Patrick, parent d'un enfant inscrit au club. « Les soirs de décembre quand il n'a pas arrêté de pleuvoir, les jeunes sortaient du terrain couvert de boue. On les enroulait dans des serviettes avant de les mettre dans la voiture pour rentrer sans se changer », explique Alain, un autre parent. À côté du complexe flambant neuf, les installations du centre d'entraînement de rugby semblent à l'abandon.
« Des actes de vandalisme »
Des enfants de l'école de rugby, aux joueurs de l'équipe fanion qui évolue en Fédérale 1, sans compter les scolaires, plus de 500 personnes fréquentent chaque semaine le stade et ses vestiaires... hors d'âge et d'usage.
L'adjoint aux sports affirme être parfaitement conscient de l'état de vétusté des installations mais dénonce aussi les dégradations. « À la suite d'un match en décembre, les joueurs de l'équipe de rugby de Fréjus se sont livrés à des actes de vandalisme. Les lumières ont été cassées, les portes et serrures abîmées et des traces de crampons ont été laissés sur les murs », explique Toussaint Codaccioni, avant de contre-attaquer. « Les associations sportives sont aussi responsables des locaux qui sont mis à leur disposition et pour marquer le coup nous fermerons temporairement les vestiaires », ajoute l'élu, qui chiffre les dégradations à plus de 2 000 euros. L'adjoint assure avoir lancé les devis : « Les réparations sont en cours. » Idem pour la chaudière. La pièce qui a cassé à cause du froid a été commandée.
« Quelle image donne-t-on ? »
Il n'empêche. Plus de deux mois pour changer des ampoules et remettre du chauffage, ça fait un peu désordre. Mais Patrick Philibert, l'un des présidents de l'USS ne souhaite pas accabler la ville avec laquelle le club entretient de bons rapports. « Les services techniques et des sports sont toujours là pour nous aider. Je pense qu'ils ont pris conscience du problème et que cela va être réglé », avance le dirigeant. Les parents, eux, s'inquiètent pour l'image de marque de la ville.
« Ce week-end, nous accueillons un challenge du sud-est. Des équipes vont venir de Nice et de Béziers. Que vont-ils penser du club de La Seyne quand ils vont voir l'état de nos vestiaires ? », s'interroge Alain. « Le problème a été réglé. Nous avons rapatrié tous les matchs à Marquet », assure Toussaint Codaccioni.
source: var matin


