Geste symbolique pour les victimes de l'amiante

Photo : RPM
De gauche à droite : Jean-Luc Bruno vice-président de l'office HLM « Terres du Sud-Habitat », Joël Canapa, directeur, Henri Tite-Grès, président de la Mutuelle de la Méditerranée, Marc Vuillemot, maire de La Seyne et Gérard Rousseau, directeur de la mutuelle. Le maire et Henri Tite-Grès ont paraphé hier, en mairie, la convention de partenariat ouvrant l'accession des logements sociaux de la mutuelle aux victimes de l'amiante.
Saluer avant tout un acte, ô combien symbolique : la Ville, l'office HLM Terres du Sud-Habitat (1) et la Mutuelle de la Méditerranée ont paraphé hier, une convention de partenariat ouvrant aux victimes de l'amiante ou leurs ayants droit la possibilité de bénéficier d'un logement social « appartenant » à la Mutuelle de la Méditerranée.
Explications : depuis de nombreuses années déjà, la Mutuelle de la Méditerranée est un partenaire indissociable de l'office HLM de La Seyne « pour avoir participé au plan de financement de certains logements », précisait hier matin, Joël Canapa directeur de l'office HLM de La Seyne, sous le contrôle de son président, Marc Vuillemot.
Jusque-là réservés aux personnels
À ce titre donc, la mutuelle - qui compte 5 300 adhérents, et plus de 2 000 dossiers de salariés atteints de maladie professionnelle - est réservataire de 17 logements du parc, jusque-là à destination de ses personnels. Les HLM, « n'étaient pas forcément occupés par nos salariés », confiait Henri Tite-Grès, président de la Mutuelle de la Méditerranée. Dans ce cas, la Mutuelle en rendait la gestion au bailleur social.
« Il y a plusieurs années de cela, nous avions déjà demandé à la Ville d'élargir le champ d'intervention de notre réservation dans le parc HLM aux victimes de maladie professionnelle comme l'amiante, ou à leurs ayants droit, ce afin de régler des situations sociales parfois lourdes, délicates. » Des personnes victimes de handicap respiratoire par exemple, « qui vivent dans des logements de l'office sans les commodités », précisait Henri Tite-Grès.
La ville alors, n'avait pas donné suite à la demande.
Participer à un acte de mémoire
« On peut le comprendre, résumait avec bienveillance Marc Vuillemot. Quand on voit le nombre de demandes de logement social en attente (l'office en compte 3 000), on s'impose une contrainte ». En terme de gestion des dossiers, d'attribution des logements etc.
« La convention que nous venons de signer a non seulement une portée sociale, ajoutait Marc Vuillemot, mais est également un acte de mémoire autour de ce qu'a été La Seyne pendant plus de 150 ans. C'est aussi faire en sorte que ceux qui en ont été les acteurs puissent encore avoir leur place dans la ville. »
Dès lors que l'un des 17 logements (actuellement occupés), sera vacant, à croiser les dossiers entre Mutuelle de la Méditerranée et l'office seynois afin de répondre aux demandes des victimes de l'amiante.
Un « challenge » que la ville via son office, et la Mutuelle de la Méditerranée sont plus que prêt à relever.
1. L'office seynois HLM dispose depuis quelques jours seulement, de l'arrêté préfectoral modifiant son nom en « Terres du Sud-Habitat. »
source: K. M. - var matin
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