La Seyne en panne perd 28 à 25 contre Castanet

Photo : Magali Ruffato
Pour se qualifier, La Seyne devra battre Chambéry dimanche prochain et espérer dans le même temps une défaite d'Aubenas sur ses terres face à Carcassonne.
Ce n'est pas une gifle, mais plutôt un uppercut qu'a reçu l'US Seynoise hier face à Castanet. Un match, qui devait se jouer au préalable début janvier, et qui a été bien malheureusement reporté à hier, juste après deux grosses défaites à Marseille et Carcassonne finalement plus traumatisantes qu'il n'y paraît.
Car ce match, primordial dans l'optique de la qualification au trophée Jean-Prat, a été d'une rare pauvreté. Surtout en première mi-temps, où les Seynois n'enchaînent pas deux temps de jeu, mais se montrent surtout moins agressifs que leurs adversaires. Des Castanéens pas forcément géniaux, mais plus virulents sur les zones de rucks, et qui cherchent à occuper le terrain par la botte de Ricardo. Le coach Thierry Fossat avouera d'ailleurs en fin de rencontre : « Aujourd'hui, on avait plus faim que les Seynois et notre ouvreur a été génial. »
Plus son destin entre les mains
La première action de jeu résume à elle seule cette rencontre. Une chandelle de Ricardo, une pression défensive féroce, une pénalité obtenue en face des poteaux : 3 à 0 pour Castanet. Si La Seyne réagit bien derrière par la botte de Marras (6-3) et un pack tout proche d'inscrire un essai (6e), les transmissions sont mauvaises et lentes, il n'y aucun liant entre les lignes et surtout une énorme bourde des arrières varois permet aux Haut-Garonnais d'inscrire un essai à zéro passe (13-6). Marras, auteur de 20 points, ramène les siens à une unité juste avant la pause.
Mais cette équipe seynoise inquiète. Elle touchera presque le fond lorsque Ricardo, qui venait de transformer une pénalité un drop, remonte tout le terrain pour donner à Makuka, repris à un tout petit mètre de la ligne par Biasizzo. Les Varois ont frisé la correctionnelle. Mais cela a au moins le mérite de les réveiller. Capdeillayre, Magnes et Arniaud créent des brèches. Et alors que La Seyne a deux pénalités à 25 mètres pour recoller au score, les pénaltouches sont privilégiées. Des choix qui s'avéreront négatifs. Castanet a beaucoup plus de maîtrise. L'international portugais Ricardo, recruté cet hiver, poursuit son festival (28-18). Même si les Seynois inscrivent un essai de pénalité dans les arrêts de jeu, il est trop tard.
Castanet se qualifie pour le Jean-Prat. Pour La Seyne, il faudra gagner Chambéry dimanche prochain et espérer dans le même temps une défaite d'Aubenas sur ses terres face à Carcassonne. Elle n'a donc plus son destin entre les mains. Bien décevant pour un groupe de cette valeur.
Fédérale 2 (15e journée)
source: Sonia Bonnin - var matin


